Dimanche, 10 Mai 2026 13:03
CSC
Les Sanafir sombrent à Alger
Jeudi au stade 20-Août d’Alger, le CS Constantine a vécu l'un des après-midis les plus sombres de la saison. En effet, face au Paradou AC, les Vert et Noir se sont effondrés sur le score de cinq buts à trois. Dans une rencontre qui a mis à nu toutes les lacunes défensives d'une équipe visiblement déjà en vacances, les Clubistes n’ont rien montré de bon.
Dès l'entame, le ton était donné. Les Pacistes, portés par une urgence de maintien qui décuplait leur intensité, ont rapidement pris le contrôle des débats. Soukkou ouvrait le score à la 18’ en profitant d'une défense constantinoise aux abonnés absents, avant que Ramdaoui ne double la mise d'une tête à la demi-heure de jeu. Tosin réduisait l'écart juste avant la pause, offrant un mince espoir aux visiteurs. Mais la seconde période tournait rapidement au désastre. Bouhalfaya commettait une grossière erreur de relance, que Ramdaoui se chargea de sanctionner immédiatement. L'attaquant du PAC s'offrait ensuite un triplé à la 66’ après une percée solitaire dans une défense fantomatique, avant que Bendouma n'enfonce définitivement le clou à la 85’. Les buts de L'ghoul et Benmoussa en fin de match ne constituaient qu'un simple cache-misère. Cette déroute intervient au pire moment pour un club qui a raté tous ses objectifs. En effet, le podium devient tout simplement inaccessible, alors que la finale de Coupe d'Algérie, manquée, constitue la plus grosse désillusion des Vert et Noir. Le réveil s'impose d'urgence.
Les joueurs abattus
Tête basse, jambes lourdes et consciences meurtries. C'est l'image que renvoyaient les joueurs du CS Constantine au moment de quitter la pelouse du stade 20-Août d’Alger. En face, le Paradou AC exultait, savourant une victoire aussi belle que nécessaire dans sa bataille désespérée pour le maintien en Ligue 1. Car derrière le score, c'est un tableau clinique inquiétant qui se dessine du côté constantinois : manque d'intensité, indiscipline tactique, concentration en berne. Les signaux sont au rouge à l'approche d'une fin de saison qui s'annonce délicate pour un club qui semble avoir mentalement décroché depuis plusieurs semaines.
Revoilà Meddahi et Derradji
Deux absents de longue date ont enfin refoulé la pelouse. Le premier à faire son retour était Oussama Meddahi. Le latéral droit, éloigné des terrains depuis le 2 février dernier, après une double fracture au bras ayant nécessité une intervention chirurgicale, a repris du service à la 63’ en remplaçant le capitaine Benchaïra. Plus de trois mois d'absence, une rééducation longue et douloureuse, mais le joueur est de retour. Dans la foulée, Chamseddine Derradji effectuait lui aussi son come-back, entrant à la mi-temps à la place de Houari Baouche. Blessé le 17 mars face à Akbou, le défenseur central manquait à l'appel depuis près de deux mois.
Guerioune explique le forfait de Dib et Rebiaï
Deux éléments majeurs du groupe constantinois manquaient à l'appel pour le déplacement à Alger face au Paradou AC, le capitaine Brahim Dib et le défenseur central Miloud Rebiaï. L'explication est venue du coach intérimaire Khaled Guerioune, qui a levé le voile sur ces absences remarquées. Les deux joueurs traînaient des pépins physiques, et le staff technique a préféré ne prendre aucun risque en les laissant au repos plutôt que de les exposer à une rechute potentiellement plus grave. Une décision de bon sens sur le plan médical, mais qui a inévitablement pesé sur l'équilibre d'une équipe déjà fragilisée, privée de deux de ses cadres les plus influents dans un match pourtant capital pour terminer la saison avec dignité.
Encore 12 jours d’arrêt
Après son match face au PAC, disputé jeudi dernier, le CSC va devoir subir un nouvel arrêt de 12 jours, avant de reprendre la compétition. En effet, ne disposant pas de match en retard à disputer en cette fin de saison, le club constantinois devra patienter jusqu’au 19 de ce mois, pour poursuivre le championnat, en accueillant l’USM Khenchela pour le compte de la 29e et avant-dernière journée de la saison.
R. B.







