Mercredi, 15 Avril 2026 13:40
ESS - L’équipe encaisse de manière anodine
Balles arrêtées, le maillon faible !
L’ES Sétif est revenue de Béjaïa avec plein de regrets. Face à l’Olympique Akbou, les Noir et Blanc ont laissé filer une victoire pourtant à leur portée, compromettant une opportunité importante de s’éloigner davantage de la zone dangereuse au classement.
Un scénario que beaucoup expliquent par un déficit de concentration et de maîtrise dans les moments décisifs. Dans le camp ententiste, le constat est partagé, à commencer par l’entraîneur Lotfi Amrouche qui insiste depuis plusieurs semaines sur la nécessité d’une meilleure rigueur collective. Pour le technicien sétifien, les insuffisances ne se limitent pas à un compartiment précis mais touchent plutôt l’ensemble de l’organisation du jeu. Malgré tout, il a relevé une légère amélioration dans l’entrejeu lors de cette sortie, avec des prestations jugées solides de Hamek et Salifu, tous deux globalement à leur niveau habituel. Cependant, les fragilités défensives continuent de peser lourd dans le rendement global de l’équipe. L’ESS a encore été sanctionnée sur des erreurs de concentration, notamment en fin de match, comme ce but encaissé dans les ultimes instants face à Akbou. Un scénario qui rappelle d’autres épisodes récents, notamment lors de la réception de l’ES Ben Aknoun au stade 8-Mai-1945 où les Sétifiens avaient déjà concédé un nul frustrant (1-1). Pour Amrouche, le problème réside dans les erreurs individuelles et le manque d’attention dans les moments clés coûte cher à son équipe. «On ne peut en vouloir qu’à nous-mêmes», a résumé le coach après la rencontre, visiblement agacé par le manque de discipline tactique. Il affirme avoir multiplié les mises en garde, notamment sur la gestion des coups de pied arrêtés, un secteur jugé trop souvent mal négocié par ses joueurs. C’est d’ailleurs sur une phase arrêtée que le match a basculé, offrant l’avantage décisif aux locaux dans un moment où la vigilance s’est relâchée.
Gnahoua rate sa chance
Sur le plan offensif, le rendement n’a pas été plus rassurant. Pour sa première titularisation depuis son arrivée au mercato hivernal, l’attaquant Daniel Gnahoua n’a pas réussi à saisir sa chance. Malgré quelques situations favorables, il a manqué de réalisme dans le dernier geste, laissant passer des opportunités qui auraient pu changer le cours de la rencontre. Des prestations insuffisantes qui pourraient relancer les discussions autour de sa place dans l’effectif, alors que le staff attend davantage d’efficacité dans une période où chaque détail compte. L’ESS n’a désormais plus le choix : il faudrait réagir rapidement, corriger les lacunes et retrouver une solidité mentale pour aborder les prochaines échéances avec plus de maîtrise et d’efficacité.
Place aux calculs
Pour assurer le maintien, les calculs s’intensifient à mesure que la fin de saison approche. Dans le camp sétifien, on multiplie les projections en fonction des résultats possibles du PAC, principal concurrent dans la lutte pour le maintien. Le scénario le plus défavorable reste celui d’un parcours sans faute des Pacistes, qui pourraient engranger 15 points lors de leurs cinq dernières sorties face au MCEB, à l’USMA, au CSC, au MBR puis à l’ESS, portant leur total à 33 unités. Avec 27 points actuellement au compteur, l’ES Sétif se retrouve contrainte de viser environ sept points lors de ses prochaines confrontations face au MCO, à la JSK, au MCA, au CRB et au PAC pour sécuriser son avenir. Un objectif jugé abordable mais qui exige régularité et efficacité dans une course où chaque faux-pas peut s’avérer lourd de conséquences. Dans cette configuration, les Sétifiens termineraient avec 34 points, soit à un petit point d’avance sur leur rival direct.
W. D.
