Lundi, 01 Décembre 2025 12:16
CRB - Fort d’un contrat solide
Ramovic met la direction dans l’embarras
La défaite écrasante du CRB samedi face à l’AS Otohô du Congo (4-1) a mis en lumière une crise profonde qui dépasse le simple cadre sportif. Le dossier de l’entraîneur allemand, Sead Ramovic, s’est transformé en véritable bombe contractuelle, menaçant la stabilité du club à la fois sur les plans financier et sportif.
Le problème trouve ses racines à l’ère de l’ancienne direction dirigée qui avait accordé à Ramovic un contrat de trois saisons avec un salaire mensuel de 40.000 euros, sans objectifs précis ni garanties protégeant le club. Cette situation rend toute tentative de résiliation unilatérale extrêmement coûteuse, obligeant la direction à verser des indemnités en devises sur plusieurs années, indépendamment des résultats. La complexité est renforcée par les contrats longue durée de son staff, de l’adjoint, du technicien allemand au préparateur physique tunisien et à l’analyste sud-africain. L’ensemble du corps technique représente un coût supplémentaire considérable en cas de licenciement collectif. Selon des sources internes, Ramovic a profité de la faiblesse de la gestion et du manque de contrôle de l’administration pour imposer son autorité, en faisant circuler des rumeurs sur d’éventuelles offres d’autres clubs, ce qui avait conduit l’ancienne direction à renouveler et augmenter son salaire sans analyse approfondie. La défaite face à l’AS Otohô, un club peu connu et supposé inférieur sur le papier, a cristallisé la colère des supporters, appelant désormais à l’éviction du technicien bosnien. Mais avec un contrat aussi lourd et contraignant, l’opération semble quasi impossible sans un coût record pour le club. Entre la pression populaire et les contraintes financières et juridiques, le CRB se retrouve dans une impasse, conséquence directe de décisions hâtives et d’une gestion désordonnée. La question reste entière : comment le club pourra-t-il sortir de ce tunnel sans payer une fortune ?
«Nous sommes tous responsables de la déroute»
Après la lourde défaite à Brazzaville, Sead Ramovic est apparu presque impitoyable envers sa propre équipe. La frustration est palpable, mais elle s’accompagne d’une prise de conscience claire, ce match fut un fiasco sur toute la ligne. «On restait sur cinq matches sans encaisser, et là, rien n’a fonctionné. Sur le papier, on avait tout pour faire mieux, mais sur le terrain, nous avons été inexistants», avoue-t-il, sans détour. Ramovic laisse transparaître son regret. Il aurait voulu pouvoir remplacer plusieurs joueurs dès les premières minutes, conscient que la composition initiale n’a pas tenu ses promesses. «Il faut accepter la défaite, mais surtout analyser ce qui a foiré et assumer nos responsabilités. On présente nos excuses au club et aux supporters. L’adversaire a été supérieur et il faut le reconnaître», poursuit-il. Au-delà des excuses, le technicien insiste sur le point central, l’état d’esprit. «Si on n’a pas l’énergie et la bonne mentalité dès le coup d’envoi, aucun plan tactique ne tient. On avait toutes les conditions pour réussir, mais on a laissé l’AS Otohô dicter le rythme», souligne-t-il. Ramovic se projette déjà sur le retour. La qualification reste possible, mais il ne s’agira pas de répéter les mêmes erreurs. Il pointe du doigt le casting et la préparation mentale. «Ce genre de prestation ne doit plus jamais se reproduire. Je suis convaincu qu’on peut les battre chez nous, mais chacun doit comprendre ce qui a manqué», conclut-il.
Réunion d’urgence en préparation
L’avenir de l’Allemand en discussion
La direction du CRB a décidé de convoquer une réunion d’urgence dans les prochaines heures, après la lourde défaite (4-1) concédée face à l’AS Otohô du Congo en Coupe de la CAF. La défaite en question a provoqué une vague de colère au sein du club, des dirigeants et des supporters, pointant du doigt l’incapacité de Ramovic et de ses joueurs à fournir un niveau de jeu satisfaisant. La saison du Chabab a été marquée par une irrégularité persistante, avec des prestations fluctuantes d’un match à l’autre. Le coach allemand est également dans la tourmente pour sa gestion des nouvelles recrues, comme Endri Çekiçi et l’absence de Mohamed Ali Ben Hamouda et Randon Xhixha lors des derniers matches. Ces carences ont amplifié les critiques sur son management et la préparation sportive de l’équipe. Une décision sur l’avenir de Ramovic devrait être prise très prochainement, sous la pression des supporters et des responsables du club qui veulent mettre fin à l’incertitude après cette nouvelle désillusion en compétition africaine.
Xhixha, Çekiçi et Ouassaâ : erreur de casting
Les recrues «albanaises» du CRB, Radon Xhixha et Endri Çekiçi, sous contrat pour deux saisons avec des salaires annuels astronomiques (plus de 9 milliards de centimes pour le premier et 8,9 milliards pour le second), n’ont pas répondu aux attentes, tandis que le défenseur Younes Ouassaâ est rapidement devenu inutile au projet sportif.
Ghazl Al Mahalla fixe un ultimatum au Chabab
15 jours pour payer les 550.000 dollars
Le club égyptien de Ghazl Al Mahalla a officiellement accordé un délai de 15 jours au CRB pour s’acquitter des indemnités liées au transfert de Mohamed Ben Hamouda. Selon les informations en provenance d’Egypte, la direction belouzdadie doit verser 550.000 dollars au club égyptien, correspondant au montant restant de l’opération. Face à cette mise en demeure, le CRB se retrouve sous pression et devrait régulariser la situation dans les délais impartis pour éviter un éventuel recours du club aux instances internationales, ce qui pourrait entraîner des sanctions sportives ou financières supplémentaires. La balle est désormais dans le camp du Chabab, sommé de régler ce dossier dans les plus brefs délais.
S. T.







