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USMA - Benchikha a décidé de s’en séparer

Ernest Emmanuel, le flop de l’été

L’aventure d’Ernest Emmanuel à l’USM Alger n’aura finalement duré que quelques mois. L’entraîneur Benchikha a tranché : l’attaquant libérien sera libéré pour rendement insuffisant. Une décision prise en concertation avec la direction du club qui traduit la déception générale autour d’un recrutement qui n’a pas porté ses fruits.

Arrivé en toute fin de mercato estival, Emmanuel était présenté comme une recrue capable d’apporter de la puissance et de la profondeur à une attaque usmiste en quête d’efficacité. Doté d’un gabarit imposant et d’un profil athlétique rare dans le championnat, le joueur de 24 ans suscitait de l’espoir. Mais sur le terrain, l’histoire a vite tourné court. En onze journées de championnat, le Libérien n’a pas réussi à marquer le moindre but ni à réellement s’imposer dans le onze de départ. Malgré plusieurs opportunités et un temps de jeu relativement correct, Emmanuel n’a jamais su trouver ses repères ni s’adapter au style de jeu de l’équipe. Le staff technique a tenté de le relancer, mais sans succès. Face à cette situation, Benchikha a préféré trancher, considérant que le joueur ne répondait pas aux exigences de rendement immédiat imposées par un club comme l’USMA, engagé sur plusieurs fronts. Actuellement au Liberia pour régler un problème administratif, le joueur est attendu à Alger dans les prochains jours afin de résilier officiellement son contrat à l’amiable. Si le choix de se séparer du joueur paraît sportivement justifié, cette affaire soulève une question plus profonde : qui a validé le recrutement d’Ernest Emmanuel ?

Dans l’entourage du club, plusieurs voix s’étaient déjà élevées l’été dernier pour dénoncer une politique de recrutement hasardeuse, privilégiant la quantité sur la qualité. Beaucoup réclamaient l’arrivée de joueurs confirmés capables d’apporter une réelle plus-value, plutôt que des paris à faible rendement. Les faits donnent aujourd’hui raison aux sceptiques. Car dans un secteur offensif où l’USMA peine toujours à trouver la bonne formule, le Libérien n’aura jamais représenté la solution espérée. Cette situation vient rappeler l’importance d’un recrutement ciblé et cohérent, surtout pour une équipe qui vise le haut du tableau et un bon parcours en Coupe de la CAF. L’USMA dispose de la stabilité et des moyens nécessaires pour attirer des profils confirmés, mais encore faut-il que les choix soient alignés entre la cellule de recrutement, le staff technique et la direction.

Reprise dans la bonne humeur à Bologhine

Après deux jours de repos accordés par le staff technique, l’USM Alger a repris le chemin des entraînements hier en fin d’après-midi sur la pelouse du stade Omar-Hamadi de Bologhine, pour préparer la prochaine sortie de championnat prévue le 17 novembre face à l’ES Mostaganem. Cette séance de reprise, marquée par une ambiance détendue et un bon état d’esprit au sein du groupe, a permis au coach  Benchikha de lancer les premières mises au point en prévision de ce déplacement important. Sur le plan de l’effectif, plusieurs absences ont été enregistrées : Mahrouz et Chetti, toujours aux soins, n’ont pas pris part à la séance, tandis que Benbot et Draoui sont retenus en sélection nationale, respectivement avec les équipes A et A’.

Boukhenchouche, direction CRB ?

Rien ne va plus entre Boukhenchouche et l’USMA. En froid avec la direction du club depuis plusieurs semaines, le milieu de terrain insiste plus que jamais pour quitter Soustara. Absent des entraînements depuis plus de deux semaines, l’ancien joueur de la JS Kabylie vit clairement une rupture de confiance avec ses dirigeants et son départ paraît désormais inévitable. Les signes de malaise étaient perceptibles depuis un moment, mais la situation a atteint un point de non-retour. Selon nos informations, Boukhanchouche ne s’entraîne plus avec le groupe professionnel depuis plus de quinze jours. En cause : une relation devenue tendue avec certains responsables du club, notamment autour de questions liées à sa situation sportive et contractuelle. Le joueur, encore lié à l’USMA jusqu’en juin 2027, estime qu’il est donc préférable pour toutes les parties de trouver une porte de sortie. Le directeur sportif et technique Saïd Allik a été clair : pas question de libérer le joueur sans contrepartie financière. La direction exige 10 milliards de centimes pour accorder la lettre de libération au joueur. Pour l’heure, les discussions n’ont pas vraiment avancé et le dossier reste au point mort. Mais en coulisses, les contacts s’intensifient. Selon plusieurs sources proches du dossier, le CRB suivrait de très près la situation du joueur. Le quadruple champion d’Algérie, à la recherche d’un milieu de terrain expérimenté capable de dynamiser l’entrejeu, verrait en Boukhenchouche un profil idéal : puissance physique, expérience du haut niveau et qualité de relance. Le joueur aurait déjà fait part de son intérêt à rejoindre le Chabab.

Coupe de la CAF

OC Safi - USMA le 28 novembre

L’USM Alger connaît désormais la date de sa deuxième sortie en phase de poules de la Coupe de la CAF. Initialement prévu le dimanche 30 novembre, le match face à l’Olympique Club de Safi (Maroc) a été avancé de 48 heures. Il se jouera finalement le vendredi 28 novembre, selon la notification adressée au club algérois par la Confédération africaine de football dans la soirée d’avant-hier. Ce changement de date a été décidé afin de permettre aux joueurs susceptibles d’être convoqués pour la Coupe arabe 2025 d’être disponibles avec leurs sélections respectives, algérienne et marocaine notamment. Avant ce déplacement au Maroc, les Rouge et Noir ouvriront la phase de groupes le 23 novembre à Alger, face au représentant ivoirien San Pedro FC. Les Usmistes devront ensuite s’envoler vers le royaume chérifien le 25 ou le 26 novembre. Reste à savoir si le voyage se fera à bord d’un vol spécial affrété auprès d’une compagnie étrangère ou via une escale à Tunis, option déjà envisagée par la direction du club.

K. H. A.

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