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CRB 2 - 2 CSC

Le Chabab perd son foot !

Le CRB peut s’estimer heureux d’avoir arraché un nul face au CSC, tant la rencontre a révélé ses fragilités. Malmenés dans le jeu, sauvés à deux reprises par des penalties convertis par Benayada et Laouafi, les Rouge et Blanc ont surtout montré les limites de leur collectif et la précarité de la position de leur entraîneur, Ramovic.

Malgré quelques éclairs, Khacef butant sur Bouhalfaya, Xhixha et Belhocini manquant deux opportunités franches, le CRB s’est fait surprendre. A la 27’, une récupération de L’Ghoul et une frappe précise de Dib ont permis au CSC d’ouvrir la marque. Les Belouizdadis, brouillons et imprécis, s’en sont remis au VAR qui a accordé un penalty pour une main de Ndiaye dans les arrêts de jeu de la première période. Benayada a transformé et offert un but égaliseur inespéré. La seconde période n’a fait que confirmer les difficultés sétifiennes. Le CSC, mieux organisé, reprenait l’avantage sur un coup franc direct de Benchaïra à la 58’, profitant de la passivité défensive adverse. Le CRB, sans inspiration, n’a quasiment pas inquiété Bouhalfaya, hormis une tentative timide d’El Mellali en fin de match. Finalement, un nouveau penalty, obtenu par Belhocini à la 84’ a permis à Laouafi d’égaliser et d’éviter la défaite. Si ce nul limite la casse sur le plan comptable, il souligne l’urgence d’une réaction. L’équipe, fébrile et sans identité claire, peine à rivaliser avec des adversaires mieux structurés. Quant à Ramovic, critiqué pour son manque d’impact, son avenir reste en suspens. Son contrat longue durée, valable jusqu’en 2028, et son salaire conséquent compliquent toute décision radicale. Mais une question persiste : ce point arraché n’est-il pas, paradoxalement, celui qui fragilise encore plus la position de son coach ?

FICHE TECHNIQUE

Stade 20-Août, huis clos, terrain à la limite du praticable, temps chaud, arbitrage de Ghorbal, Gourari et Zerhouni. VAR : Boudjemaâ et Ouerd Benslama.

Buts : Dib (27’), Benchaïra (58’) CSC, Benayada (45+7’ sp), Laouafi (86’ sp) CRB

Avert. : Ndiaye (45+3’) CSC, Khacef (67’), Keddad (90+3’) CRB

CRB : Chaâl, Keddad, Laouafi, Khacef, Benayada, Boukerchaoui (Bekkour 83’), Benguit, Cekici (El Mellali 46’), Meziane (Ben Hamouda 66’), Xhixha (Kelaleche 46’), Belhocini.

Entr. : Ramovic

CSC : Bouhalfaya, Meddahi, Boudrama, Ndiaye, Baouche, Berkane (Benchaïra 46’), Dib (Benmoussa 80’), Merbah, Tahar (Bensayah 80’), Mouaki (Bouzekri 88’), L’Ghoul (Chikhi 72’).

Entr. : Cviko

Ramovic sur la corde raide

Le CRB a certes évité la défaite face au CSC, mais le nul arraché a davantage mis en lumière les fragilités d’une équipe en panne de repères. Au cœur de cette tourmente, Ramovic se retrouve plus que jamais sous pression. Les Rouge et Blanc ont été dominés dans tous les compartiments de jeu et ne doivent leur salut qu’à deux penalties transformés par Benayada et Laouafi. Si ce point permet de limiter la casse, il ne masque pas les lacunes criantes : manque de créativité offensive, fébrilité défensive et absence de liant collectif. Un constat inquiétant pour une formation qui vise les sommets, mais qui peine à afficher une identité claire depuis le début de saison. Dans ce contexte, l’avenir de Ramovic apparaît en pointillés. Le technicien bosnien, arrivé avec la promesse d’apporter stabilité et rigueur, peine à convaincre. Ses choix tactiques sont contestés, ses résultats jugés insuffisants et le jeu produit ne satisfait ni les supporters ni la direction. L’impression qui se dégage est celle d’une équipe en chantier permanent, incapable de franchir un palier décisif. Reste une équation délicate : le contrat de Ramovic. Lié au CRB jusqu’en 2028, avec un salaire conséquent, l’entraîneur bénéficie d’une sécurité financière qui complique toute rupture anticipée. La direction se retrouve face à un dilemme : maintenir sa confiance malgré les turbulences ou prendre le risque d’un changement qui coûterait cher au club. Le nul face au CSC, loin d’apaiser la situation, pourrait bien être celui de trop. Car si le CRB n’a pas perdu au tableau d’affichage, c’est bel et bien sa crédibilité sportive qui s’effrite. Et Ramovic, plus que jamais, joue son avenir à chaque match.

Une première pour El Mellali

Recruté dans les dernières heures du mercato, El Mellali a enfin été convoqué pour la première fois hier. Resté sur le banc au coup d’envoi, l’ailier a dû patienter pour découvrir le groupe. Entré en seconde mi-temps, il a montré de l’envie mais reste encore loin de son meilleur niveau.

Laouafi reconduit dans l’axe

Face au CSC hier au 20-Août, Ramovic a de nouveau aligné Laouafi aux côtés de Keddad dans l’axe central. Ce choix fait suite au déplacement à El Bayadh, où l’entraîneur avait déjà opté pour cette paire après les difficultés rencontrées avec Benayada. L’entente et la solidité affichées ont convaincu le coach de le reconduire.

Ouassaâ et Kaâssis hors liste

Rétablis de leurs blessures et de retour aux entraînements collectifs, le défenseur axial Ouassaâ et le milieu Kaâssis n’ont pourtant pas été convoqués par Ramovic. Le coach a préféré ne pas précipiter leur retour en compétition, estimant qu’ils auront besoin de plus de temps pour retrouver pleinement leurs moyens et aider l’équipe lors des prochaines échéances.

Benchaïra et Tahar vers un départ ?

Le CSC se trouve face à un dossier sensible qui agite déjà ses supporters : le renouvellement des contrats de plusieurs cadres de l’équipe. On parle du milieu de terrain Benchaïra et de l’attaquant Tahar. Ces joueurs, considérés comme des piliers, arrivent en fin d’engagement et restent dans l’incertitude. Malgré leurs difficultés actuelles, leur statut au sein du groupe et leur expérience font que leur avenir demeure lié à leur capacité à rebondir.

Meddahi et Merbah proches d’une prolongation

Meddahi et Merbah, dont les contrats arrivent à échéance l’été prochain, sont sur le point de prolonger. Le premier s’est imposé comme un élément incontournable de la défense, solide et régulier, tandis que le second confirme sa place au milieu de terrain par sa présence physique et sa qualité de relance. Considérés comme des atouts majeurs, ils constituent une priorité pour la direction, déterminée à éviter de reproduire les erreurs du passé qui avaient conduit à la perte de joueurs importants sans contrepartie sportive ni financière.

S. T.

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