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MCA - Le nouveau coach face à son premier défi

Mokwena ou l’obstacle de la langue !

L’arrivée de Rhulani Mokwena à la barre technique du MCA a suscité beaucoup d’enthousiasme. Jeune, méthodique et réputé pour son approche moderne du jeu, le technicien sud-africain incarne un nouveau souffle pour un club en quête de stabilité et de résultats.

Mais voilà à peine la préparation estivale entamée, qu’un obstacle de taille s’est dressé sur son chemin, celui de la barrière de la langue. Rhulani Mokwena ne parle ni ne comprend le français, une langue pourtant essentielle dans le vestiaire algérien et dans les interactions quotidiennes avec les médias locaux. Lors de sa première conférence de presse, cette difficulté a été criante. Appelé à exposer ses idées, ses ambitions et sa vision du jeu, l’entraîneur s’est exprimé en anglais, comme à son habitude. Mais la traduction assurée par la responsable du marketing du club s’est avérée approximative, souvent imprécise et dans certains cas, à côté du propos initial. Les journalistes présents ont vite compris que les réponses fournies ne reflétaient pas fidèlement la pensée du coach. Certains termes techniques ont été mal traduits, des nuances ont été perdues et parfois même le sens général a été altéré.

Une gêne dans le vestiaire aussi

Ce problème ne se limite pas aux conférences de presse. Sur le terrain comme en salle de réunion, Mokwena se retrouve confronté à une réalité linguistique bien différente de celle qu’il connaissait en Afrique du Sud. La majorité des joueurs du MCA parlent arabe ou français et ne connaissent pas suffisamment l’anglais pour comprendre les consignes tactiques complexes délivrées par le technicien. Certes, Halaïmia parle anglais et sert d’interprète et intermédiaire entre l’entraîneur et les joueurs, mais cela reste insuffisant pour assurer une bonne transmission du message collectif. Plusieurs joueurs reconnaissent, en privé, ne pas toujours saisir précisément les attentes du coach, notamment lors des séances vidéo ou des briefings d’avant-entraînement. Ce flou peut devenir un véritable handicap en compétition.

Un interprète qualifié, une nécessité urgente

Face à cette situation, la direction du MCA commence à prendre conscience de l’urgence de recruter un interprète professionnel, maîtrisant à la fois l’anglais et le français, mais surtout rompu au lexique du football. Ce n’est pas un simple traducteur qu’il faut, mais bien un intermédiaire technique capable de restituer fidèlement les consignes de Mokwena dans un langage compréhensible par les joueurs et les journalistes. Un tel profil permettrait non seulement de fluidifier la communication interne au sein de l’équipe, mais aussi d’assurer une meilleure gestion de l’image du club à l’extérieur. Car les confusions observées lors des premières apparitions médiatiques du coach peuvent porter préjudice au message que le club souhaite véhiculer dans cette nouvelle ère. La barrière linguistique ne doit pas être minimisée. Dans un sport où la précision et la compréhension collective sont des éléments-clés de la performance, chaque malentendu peut coûter cher. Mokwena est reconnu pour sa rigueur tactique et sa pédagogie, mais ces qualités ne peuvent pleinement s’exprimer que si elles sont bien relayées. Un entraîneur qui n’est pas compris perd en autorité et en efficacité même s’il dispose des meilleures idées. La présence d’un interprète aguerri pourrait aider Mokwena à mieux appréhender les subtilités du vestiaire algérien, les sensibilités locales et les codes propres au football local.

Delort aux abonnés absents

Le feuilleton Andy Delort prend une nouvelle tournure. Attendu pour la reprise de la préparation estivale avec le reste du groupe, l’attaquant franco-algérien brille par son absence depuis plusieurs jours. Une absence qui commence à agacer en interne, alors que le club a lancé sa phase de présaison. Depuis la reprise des entraînements au centre de Zéralda, aucune trace de Delort. Le joueur, lié contractuellement au Mouloudia, ne s’est pas présenté ni n’a donné de justification officielle, selon des sources internes. Ce silence radio complique davantage une situation déjà tendue entre l’ex-attaquant de Montpellier et la direction du club. Face à ce nouvel épisode d’éloignement, le président Hadj Redjem a décidé d’agir avec prudence mais fermeté. Conscient des répercussions financières que pourrait entraîner une rupture brutale ou conflictuelle du contrat, il s’attelle à rechercher une formule de séparation à l’amiable, qui n’alourdirait pas la masse salariale du club. Le président aurait même engagé des discussions indirectes avec le clan Delort afin de trouver un terrain d'entente, tout en évitant de recourir à une procédure juridique, longue et incertaine. L’objectif est clair, c’est de rompre le contrat sans indemnité excessive ni litige devant les instances sportives.

Belkheir s’en va

Le Mouloudia a annoncé la fin de son aventure avec le gardien Seifeddine Belkheir après huit ans de services. La résiliation du contrat s’est faite à l’amiable dans un climat de respect mutuel entre les deux parties. Dans un bref communiqué, la direction du club a salué l'engagement du portier durant son passage sous les couleurs du Doyen. Elle a tenu à remercier Belkheir pour son professionnalisme et son comportement irréprochable, tout en lui adressant ses vœux de réussite pour la suite de sa carrière. Ce départ marque encore une nouvelle étape dans la réorganisation de l’effectif mouloudéen en prévision de la saison à venir.

Y. M.

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