Dimanche, 29 Juin 2025 12:32
Le joueur nigérian n’a jamais mis les pieds en Algérie
Le CSC sommé par la Fifa de verser 6,4 milliards à Gbadebo
Nouvelle affaire retentissante révélatrice de la mauvaise gestion des clubs algériens : la Fifa a contraint le CSC à verser la somme astronomique de 6,4 milliards de centimes (environ 480.000 €) au joueur nigérian Samson Dare Gbadebo, alors que ce dernier n’a jamais foulé la pelouse, ni même mis les pieds en Algérie !
Recruté puis libéré avant de disputer la moindre minute, Gbadebo avait saisi la Fifa pour contester la rupture unilatérale de son contrat. L’instance internationale a tranché en faveur du joueur, ordonnant un dédommagement conséquent, malgré l’absence totale de participation à des matches ou à des entraînements. Cette affaire illustre une fois de plus le laxisme et la légèreté qui entourent les signatures de contrats dans plusieurs clubs algériens, menant à des indemnités faramineuses pour des joueurs et des entraîneurs n’ayant pas honoré le moindre engagement sportif. La direction du CSC a immédiatement réagi à la décision de la Fifa. Par le biais d’un long communiqué, elle donne sa version des faits et rassure ses supporters. Dans ce texte détaillé, elle réfute catégoriquement l’existence de tout lien contractuel avec le joueur en question, affirmant qu’aucun contrat n’a été signé entre les deux parties. Selon le CSC, le joueur avait été invité à rejoindre l’équipe à la suite d’une recommandation de l’ancien entraîneur, Abdelkader Amrani, mais n’a jamais finalisé son engagement. Le club précise que le joueur a, malgré tout, saisi la Fifa en réclamant des indemnités «sans aucun fondement légal». La commission juridique de la Fifa aurait, selon le CSC, examiné la requête sur la base d’un point purement formel sans pousser plus loin l’analyse des éléments de preuves apportés par le club, ce qui a conduit à cette première décision défavorable. Les services juridiques de la société sportive par actions du CSC assurent avoir d’ores et déjà pris toutes les mesures nécessaires pour suspendre l’exécution de ce verdict jugé «injuste» et prévoient d’exercer tous les recours disponibles pour l’annuler. La direction a tenu à rassurer ses fidèles supporters : cette affaire sera réglée dans l’intérêt exclusif du club, sans compromettre la stabilité et les objectifs sportifs pour la saison à venir. Le recrutement et l’enregistrement des nouveaux joueurs se poursuivront normalement, dans le cadre du projet sportif pour 2025-2026.
Après Temine, Al Masry veut Belhocini
Le club égyptien d’Al Masry Port Saïd a officialisé l’arrivée du milieu de terrain algérien Mondher Temine, en provenance du CSC, pour une durée de trois saisons. La direction d’Al Masry a accepté de lever la clause libératoire du joueur, estimée à 200.000 euros, afin de finaliser rapidement l’opération. Ce recrutement a été validé à la demande expresse de l’entraîneur tunisien Nabil El Kouki, récemment nommé à la tête de l’équipe. Ambitieux sur le marché, Al Masry ne compte pas s’arrêter là, le club aurait également des vues sur l’attaquant Abdennour Belhocini, afin de renforcer encore davantage son secteur offensif en prévision de la saison à venir.
Bouhalfaya prolonge
Le gardien de but Zakaria Bouhalfaya, en fin de contrat, a décidé de rempiler en prévision du prochain exercice. Le maintien du gardien de but est perçu comme une réelle victoire par la direction qui souhaitait à tout prix conserver un élément central de l’équipe. Le portier a fait l’objet d’approches sérieuses de la part de clubs de la Ligue 1, mais aussi d’équipes arabes et du Golfe, qui lui ont proposé des offres financières attractives. Bouhalfaya nourrit désormais l’ambition de participer à de prochaines échéances continentales, telles que la CAN, le CHAN et la Coupe arabe, en s’appuyant sur la régularité qu’il espère maintenir avec les Vert et Noir.
R. B.
