Mercredi, 15 Janvier 2025 13:12
CRB - Après une élimination précoce en Ligue des champions
La politique du club pointée du doigt !
L’élimination précoce du Chabab de Belouizdad en phase de poules de la Ligue des champions africaine a provoqué une onde de choc aussi bien chez les spécialistes que parmi les supporters. Plus qu’une simple contre-performance, cet échec met en lumière des faiblesses structurelles alarmantes.
Entre un recrutement déséquilibré, une instabilité récurrente et une gestion stratégique défaillante, le CRB se trouve à un tournant crucial de son histoire. Dès les premières rencontres de cette édition 2024-2025, les lacunes étaient visibles. La défaite face à Orlando Pirates lors du match aller aurait dû servir d’électrochoc. Pourtant, aucun ajustement significatif n’a été opéré. Le CRB a continué de s’appuyer sur des joueurs souvent dépassés par l’enjeu et a manqué de solutions offensives et défensives dans des moments clés. Le problème majeur réside dans le recrutement, jugé incohérent par de nombreux observateurs. Malgré un budget conséquent, le CRB peine à attirer des joueurs capables de faire la différence sur la scène continentale. Les postes clés, notamment en défense centrale et au milieu de terrain, restent fragiles. Le manque de vision dans le choix des profils est criant et cela se traduit par une incapacité à rivaliser avec des équipes mieux structurées. L’instabilité au sein de l’encadrement technique et de la direction constitue un autre facteur de cette régression. Depuis plusieurs saisons, le CRB change régulièrement d’entraîneur, empêchant toute continuité dans le travail. Abdelkader Amrani, revenu aux commandes cette saison, n’a pas encore réussi à instaurer une dynamique positive et les choix tactiques opérés en LDC ont souvent été critiqués. Mais c’est surtout la gestion du groupe Madar, actionnaire principal du club, qui est pointée du doigt. Bien que l'apport financier soit indéniable, l’absence d’une vision sportive claire nuit aux performances du club. Le PDG de Madar, Charaf-Eddine Amara, a réaffirmé sa confiance en l’actuel président du CA, Rabehi, malgré les résultats décevants. Cette position suscite des interrogations, notamment en comparaison avec des présidents plus performants par le passé, comme Réda Benlhadj, qui avaient été écartés rapidement après des résultats similaires. Les critiques à l'encontre de Madar se concentrent sur le manque d’objectifs précis et de critères d’évaluation rigoureux. A l’image d’autres grandes équipes africaines, le CRB doit désormais imposer des standards élevés en matière de performances sportives et de gestion interne. Pour cela, le groupe Madar doit prendre ses responsabilités et adopter une gestion plus rigoureuse. Des objectifs clairs, une évaluation des performances et une ouverture aux compétences locales et historiques du club pourraient transformer cette désillusion en véritable relance. Le Chabab a les moyens financiers et la base de supporters pour s’imposer parmi les grands d’Afrique. Il ne reste plus qu’à le prouver sur le terrain.
Se débarrasser du "complexe africain" !
Cette élimination doit être perçue comme une opportunité de renouveau. Pour espérer titiller les sommets africains, le CRB devra opérer des changements profonds sur plusieurs fronts.
La première chose à faire consiste à renforcer la politique de recrutement. Le club doit cibler des joueurs capables de performer à haut niveau, tout en s’assurant de leur intégration rapide dans le collectif. Des recrues africaines expérimentées et des talents locaux prometteurs peuvent offrir un équilibre nécessaire à l’équipe. Le deuxième point important réside dans la stabilité au sein de l’encadrement technique. Il est essentiel de rompre avec le cycle des changements incessants d’entraîneurs. Permettre à un coach de travailler sur le long terme avec des objectifs clairs est indispensable pour retrouver une identité de jeu cohérente. L’investissement dans la formation et les talents locaux restent également un point très important. Le CRB possède un vivier de jeunes joueurs, mais peu sont intégrés dans le groupe professionnel. Miser sur la formation locale permettrait de consolider l’avenir du club, tout en réaffirmant ses racines. Le CRB ne peut plus se permettre de rester un simple acteur du championnat local sans véritable ambition continentale. La déception de cette élimination doit servir de leçon et marquer le début d’une nouvelle ère.
Les anciens ignorés
Le manque de considération pour les anciennes gloires du club est un autre point de friction. Ces figures emblématiques, prêtes à apporter leur expertise, sont mises à l’écart. Leur contribution pourrait pourtant renforcer l’équipe technique et insuffler une dynamique positive. Les anciens joueurs critiquent également certaines décisions, comme le limogeage précipité de l’entraîneur Martins. Ils pointent également du doigt le stage de présaison en Turquie, jugé peu productif. Intégrer ces anciens professionnels pourrait être une solution pour restaurer une continuité et une fierté collective.
Amrani vise deux recrues au milieu
L'entraîneur du Chabab, Amrani, a fixé ses priorités pour le mercato hivernal en ciblant au moins deux renforts au milieu de terrain. Le club algérois cherche à recruter un milieu défensif ainsi qu'un meneur de jeu afin de renforcer son effectif pour la suite de la saison. Cette stratégie vise à permettre au CRB de reconquérir le titre de champion d'Algérie, qui figure en tête des objectifs du club après son élimination précoce en LDC. Amrani estime que ces recrues sont essentielles pour pallier les lacunes observées dans l'entrejeu et offrir davantage de solutions offensives. Le Chabab de Belouizdad espère finaliser ces recrutements rapidement afin que les nouveaux joueurs puissent s'intégrer au groupe et apporter leur contribution dès la reprise du championnat.
Doumbia - Daïbèche, au cœur des discussions
Le président du Chabab, Mehdi Rabehi, doit tenir une réunion cruciale avec l'entraîneur Amrani pour discuter du dossier des départs durant le mercato hivernal en cours. Ce rendez-vous vise à clarifier la situation des joueurs susceptibles de quitter le club. Un débat agite le club concernant le sort de deux joueurs : l'Ivoirien Arafat Doumbia et son coéquipier Oussama Daïbèche. Les deux éléments semblent avoir été écartés des plans de Amrani, mais la direction du club souhaite leur donner une nouvelle chance pour prouver leur valeur.
Maâchou, un prêt envisagé
Le gardien de but Redouane Maâchou, qui occupe actuellement le poste de troisième portier dans la hiérarchie de l'entraîneur, pourrait quitter le club sous forme de prêt. Lassé de son rôle de remplaçant, il dispose de plusieurs offres et envisage un départ pour obtenir du temps de jeu.
Mbé et Boussouf, un départ non sans contrepartie
Le Chabab de Belouizdad reste réticent à l'idée de laisser partir le milieu de terrain défensif, Jacques Mbe. Malgré l'intérêt de plusieurs clubs dans différents championnats arabes, les dirigeants tergiversent et ne comptent pas lâcher leur joueur sans le remplacer et surtout sans bénéficier d’une contrepartie financière. En revanche, le club semble avoir pris la décision de se séparer du milieu de terrain offensif, Ishak Boussouf. Toutefois, la direction refuse un départ gratuit et compte obtenir une indemnité de transfert. On parle de Boussouf à l’USM Alger.
S. T.







