Lundi, 12 Septembre 2022 08:15
MCA Limogé dans la nuit de samedi
Hadzibegic touchera 1,2 milliard d’indemnités
Comme on pouvait s’y attendre, l’entraîneur franco-bosnien, Faruk Hazibegic, n’a pas fait long feu au Mouloudia. La direction du vieux club de la capitale a annoncé, dans la nuit de samedi, avoir résilié à l’amiable le contrat de son désormais ex-coach.
Le communiqué publié par la direction des Vert et Rouge n’a pas précisé les modalités de l’accord trouvé entre les deux parties pour la rupture dudit contrat. Mais selon nos informations, le coach va bénéficier d’une indemnité de trois mois de salaires, comme le stipule le contrat qu’il a signé pendant l’été et qui est d’une durée d’une année renouvelable. Et quand on sait que coach Faruk perçoit une mensualité avoisinant les 400 millions de centimes, il aura ainsi à toucher 1,2 milliard pour acter son départ. Le même communiqué n’a pas précisé aussi si Hadzibegic partira seul ou en compagnie de son adjoint Mounir Lehbab qu’il a lui-même choisi, contrairement au préparateur physique, Hadj Bouziane, et l’entraîneur des gardiens qui ont été désignés par la direction. Cette dernière a fait savoir, en outre, que le successeur de l’ancien sélectionneur de Monténégro sera connu ‘’dans les prochains jours’’, au moment où les CV des techniciens affluent sur le bureau du président Hadj Redjem.
Le nul ramené de l’Arbaâ, bien qu'il s’agisse d’un match en déplacement, a sonné le glas à Hadzibegic qui aura ainsi à garder un très mauvais souvenir de sa première expérience en Algérie, en n’obtenant que deux points de neuf possibles.
Il a quitté le Mouloudia sous les insultes des supporters qui ne l’ont pas ménagé dès le premier match à Béchar, avant qu’ils ne s’en prennent carrément à lui à l’Arbaâ.
Du coup, le président Hadj Redjem n’avait pas d’autre choix que de sacrifier son entraineur, dans l’espoir de provoquer le déclic, sachant qu’il lui a fixé comme objectif de terminer champion ou à défaut vice-champion. Un objectif qui s’avère dès maintenant très compliqué à réaliser, vu que les gars de Bab El Oued accusent d’ors et déjà un retard de sept points sur les co-leader, qui sont le CRB, le CSC et l’USMA.
On plaide pour l’option de l’entraîneur local
Dans son communiqué publié dans la nuit de samedi par lequel elle a annoncé la séparation avec l’entraîneur Hadzibegic, la direction mouloudéenne a fait savoir qu’elle entendait désigner son successeur dans les prochains jours.
Les interrogations vont bon train d’ailleurs au sujet de l’identité de cet entraineur. Ils sont d’ailleurs nombreux au niveau de la galerie mouloudéenne et les proches aussi du président Hadj Redjem à plaider pour la nomination d’un coach local.
Les auteurs de ces avis estiment que le facteur temps joue en défaveur du technicien étranger qui devra vite entrer dans le vif du sujet, au moment où le Mouloudia a besoin très rapidement de provoquer le déclic.
C’est ce que la direction de la JSK a, du reste, compris, en faisant appel à Abdelkader Amrani pour succéder au Belge, José Riga, après le limogeage de ce dernier qui avait un parcours presque similaire à celui du bosniaque en ratant complètement son départ en championnat après avoir perdu ses trois premiers matchs, ce qui lui a valu son éviction de son poste
Bataille féroce entre managers
Avant même l’annonce de la fin de fonction de l’entraîneur Faruk Hadzibegic, les managers et autres agents se donnent à une rude bataille pour placer leur entraîneur au Mouloudia. Les CV des techniciens, aussi bien locaux qu’étrangers, pleuvaient d’ailleurs sur le bureau du président du club, Hadj Redjem. Ce dernier se trouve vraiment dans une situation embarrassante, car il n’a plus le droit à l’erreur après avoir raté son casting en optant pour Hadzibegic après deux mois de tergiversations au cours desquels il a contacté une dizaine de techniciens. La direction mouloudéenne a fait savoir dans son communiqué que le successeur du coach bosniaque sera connu dans les prochains jours. C’est dire que cette fois-ci, Hadj Redjem engage une course contre la montre pour faire le bon choix, sans pour autant être influencé par les managers et les pseudo-agents aussi.
Tahar : «Le déclic face au NC Magra’’
Ecarté du groupe face à l’USB, le meneur de jeu mouloudéen, Fethallah Tahar, a fait son retour lors du précédent match face au RCA. Il a été incorporé en deuxième mi-temps, mais il n’a rien pu faire pour conduire son équipe à sa première victoire de la saison.
Comment expliquez-vous ce départ raté de votre équipe alors que tout le monde misait sur vous pour jouer la carte du titre ?
Tous ceux qui connaissent le football vous disent qu’il est difficile pour n’importe quelle équipe de démarrer en force quand son effectif connait des changements sensibles. C’est le cas pour le Mouloudia qui a vu l’arrivée de pas moins de 16 joueurs, d’où les difficultés rencontrées pour trouver rapidement nos automatismes.
Est-ce à dire qu’il s’agit là du seul problème qui freine l’équipe en ce début de saison ?
Certes, malgré le manque de cohésion, on ne s’attendait pas à ce qu’on se contente seulement de deux points en trois matchs, surtout que la préparation d’intersaison a été bien remplie avec trois stages dont deux à l’étranger. Aussi, la direction du club n’a pas lésiné sur les moyens pour recruter les meilleurs joueurs sur le marché. Il nous faut bien une victoire pour provoquer le déclic. Le prochain match contre le NC Magra sera une aubaine pour justement lancer notre saison, d’autant plus qu’il aura lieu chez nous.
En attendant, les supporters sont vraiment en colère…
Je comprends la colère de nos supporters qui se déplacent à chaque fois en force avec nous. Mais ils doivent comprendre que la cohésion ne se travaille pas pendant quelques semaines. Je suis persuadé qu’on sera meilleurs au fil des matchs. D’ailleurs, on a fait une bonne deuxième mi-temps face à l’USB et un match honnête contre le RCA. Ce qui nous manque maintenant c’est un but pour nous libérer.
La direction vient de limoger l’entraîneur Hadzibegic. Pensez-vous que le changement de coach vous aidera à provoquer le déclic ?
On n’avait aucun problème avec Hadzibegic, mais ça n’a pas marché avec lui sur le plan des résultats. La direction a jugé qu’il faudra procéder à un changement au sein de la barre technique, et en tant que joueurs, nous ne sommes pas censés nous immiscer dans ses affaires.
Par A. B.







