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Serrar : «Revenir au premier plan au niveau national»

Le président de l’ES Sétif, Abdelhakim Serrar, reste très optimiste quant aux capacités de son équipe de revenir au premier plan du football national, malgré les gros soucis, notamment financiers, qui rongent le quotidien des Noir et Blanc. Le premier responsable du club phare des Hauts Plateaux se targue d’abord d’avoir engagé un entraîneur de la qualité de l’Egyptien Hossam Al Badry.

 

«Nous avons bien étudié le profil de l’entraîneur qui allait diriger l’équipe. Le coach Al Badry aime les défis. On n'a pas besoin de le présenter, mais il a un nom à préserver, ce qui signifie qu'il est venu pour réussir. Ses conditions ne sont pas extravagantes. Avant de s’engager avec l’Entente, Hossam Al Badry avait fait des recherches sur l'équipe. Il avait constaté que plus de 11 joueurs avaient plus de 30 ans, et ce point-là n'aide pas à réaliser de bons résultats. C’est pour la première fois que nous engageons un entraîneur avant de recruter des joueurs. Ce n’était pas normal qu’une équipe de l’envergure de l’Entente procède à des essais de joueurs. Nombreux d’entre eux nous ont surpris par leur bon niveau», a indiqué le responsable sétifien. Serrar a indiqué également que le match face à l’US Biskra rentre dans le cadre de la préparation de l’équipe qui a besoin de six semaines de travail pour être à niveau. «Le point positif c’est que les joueurs ont de l'ambition, et malgré la crise, ils comprennent la situation», a-t-il souligné. Le patron de la SSPA a indiqué que sa direction avait pris le risque de chambouler l’effectif. «Dans certains cas, il faut se lancer dans l'aventure. Nous avons contacté les meilleurs joueurs. Nous avons bien étudié le profil des éléments à engager. Certains, comme le défenseur Chaâbi, sont en mesure de devenir internationaux. Nous avons demandé au coach de bien voir les joueurs à l’œuvre avant de les juger», a-t-il souligné, avant de conclure : «J'ai le sentiment que nous allons réussir. Je reste persuadé que nous n’allons pas souffrir financièrement cette saison, car nous avons confiance en l’Etat qui va nous soutenir.»

«Kendouci vaut 15 millions d’euros»

Le meilleur joueur de l’Entente de Sétif, et probablement du championnat national de Ligue 1, Ahmed Kendouci, a reçu une offre de plus de 10 milliards de la part d’un club étranger. C’est ce qu’a révélé le président Serrar, mais ce dernier avait refusé, estimant que son joueur méritait une meilleure destination. «Nous avons reçu une offre de prêt pour Kendouci pour un montant de dix milliards de centimes. Je lui ai dit qu’il sera la star de l'ES Sétif cette saison. Avec son haut niveau, il mérite d’être en équipe nationale. Nous cherchons à accompagner et à faire progresser Kendouci. Notre objectif est de transférer le joueur pour une somme allant jusqu'à 15 millions d'euros. Kendouci est un projet financier et sportif», a souligné Serrar.

300 et 400 dinars le billet d’accès

La direction de l’Entente de Sétif espère bénéficier des rentes des supporters au stade 8-Mai pour atténuer la crise financière. A ce sujet, le président Serrar a indiqué que les prix des billets pour le prochain match varieront entre 300 DA et 400 DA. Le responsable affirme qu’il espère que les supporters aideront l'équipe en se rendant massivement au stade pour soutenir l’ESS aussi bien sportivement que financièrement.

Travail spécifique pour Yettou

Arrivé aux dernières heures du mercato estival, Nassim Yettou a entamé la préparation avec sa nouvelle équipe. Néanmoins, l’ancien attaquant du CS Constantine ne sera pas prêt de sitôt. Ayant raté toute la préparation d’intersaison, Yettou est soumis à un travail spécifique, sous la houlette du préparateur physique. Il est clair que le joueur aura besoin de quelques semaines pour pouvoir retrouver ses aptitudes physiques et éventuellement se retrouver dans le groupe sétifien pour la compétition.

W. D.

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