Mardi, 16 Août 2022 09:11
CSC - Qualification des nouvelles recrues
Premier gros défi de Boulahbib
De retour aux commandes du CSC, en tant que nouveau directeur général de la SSPA, Mohamed Boulahbib ne cache pas ses ambitions, même s’il reconnaît que la mission ne sera pas de tout repos. Une première sortie médiatique qui s’est transformée en véritable réquisitoire.
Le nouveau DG, qui fait son come-back six ans après son dernier passage à la tête du club de l’époque de Tassili Airlines, a révélé la grande pagaille et les gros soucis qu’il aura à gérer et qu’il a découverts après une journée (samedi, Ndlr) passée au siège du club où il a eu à éplucher tous les dossiers, notamment ceux laissés en instance. Promettant de faire la purge au sein de la direction et de faire en sorte de redorer le blason du CSC sur le plan sportif, surtout en accordant sa confiance au coach revenant, Kheireddine Madoui, le premier gros dossier, pour ne pas dire chantier que Boulahbib devra régler est celui de la qualification des nouvelles recrues. Au nombre de six, les Mohamed Amine Madani, Ahmed Khaldi, Oussama Meddahi, Nacer-Eddine Zaâlani et Ishak Salah Eddine Harrari ne sont pas qualifiés, à un peu plus d’une semaine du premier match de la saison, comme d’ailleurs révélé dans ces mêmes colonnes. Un souci de taille, confirmé par le nouveau DG lors du point de presse qu’il a animé dimanche à Constantine. «Le club ne peut pour le moment qualifier ses nouvelles recrues. Il nous reste deux licences à combler, le marché est vide car nous avons accusé un grand retard dans l'opération de recrutement. Nous allons essayer de refaire notre retard et lors du mercato d'hiver, j'aurai mon mot à dire», explique Boulahbib, tout en laissant entendre qu’il n’y aura pas de nouvelles recrues d’ici le 25 de ce mois, date de la clôture officielle du marché des transferts estival. Des milliards de centimes que le DG de la SSPA devra «extirper» des caisses de l’ENTP, l’actionnaire majoritaire et pourvoyeur de fonds principal du club, qu’il devrait convaincre d’ouvrir les vannes, en versant l’argent réclamé par les joueurs plaignants, pour qualifier les nouvelles recrues, au risque d’autres sanctions, notamment de la part de la Fifa qui ne badine pas avec les conflits clubs - joueurs.
Le club peine à trouver les 3 milliards de Shiboub
Un dossier lourd, conséquence de l’interdiction imposée par la Fifa au CSC dans l’affaire de l’attaquant soudanais Charaf Eddine Shiboub dont le TAS a condamné le Chabab à verser plus de 3 milliards de centimes au joueur. Le payement de ce dernier ne lèvera pas pour autant l’interdiction de recrutement, puisque la direction du CSC devra aussi régler les litiges locaux, avec les nombreux joueurs qui se sont plaints à la Chambre nationale de résolution des litiges (CNRL) et qui ont eu gain de cause.
Lekdjaâ pour rattraper le retard
Ratant pratiquement toute la préparation d’intersaison entamée le 1er juillet dernier à Constantine, suite à une longue absence injustifiée, le milieu de terrain, Aymen Lekdjaâ, a été tout de même autorisé à prendre part au stage qu’effectue l’équipe depuis samedi à Alger. N’entamant sa préparation que la semaine dernière avec l’équipe réserve qui effectuait un stage à Alger, Lekdjaâ a donc rejoint ses coéquipiers samedi. Cela dit, il n’a pas pour autant intégré le groupe, puisqu’il est soumis à un programme de préparation particulier et très poussé pour rattraper un tant soit peu son gros retard sur le reste du groupe. En outre, l’ex-attaquant du NA Hussein Dey, qui a, pour rappel, rempilé cet été pour deux saisons, n’évitera pas le conseil de discipline qui sera réinstallé incessamment par le nouveau DG, Mohamed Boulahbib.
R. B.







