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CSC - Stage annulé, entraîneur démissionnaire, joueurs en grève…

Le ciel s’assombrit à Constantine

Rien ne va plus au sein de la formation du CSC qui se retrouve dans une véritable tourmente et surtout devant un avenir des plus incertains, depuis la décision prise par le PDG de la SSPA et néanmoins cadre supérieure de l’ENTP, propriétaire du club, Omar Rabah, d’annuler le stage que devait effectuer l’équipe à Hammam Bourguiba, en Tunisie.

Une décision transmise par le patron de la SSPA aux dirigeants du club par SMS, au moment où la délégation constantinoise s’apprêtait à prendre la route vers le centre de Hammam Bourguiba et qui a poussé le coach Mohamed Madoui à annoncer sa démission, tout en rentrant chez lui à Sétif et en fermant son téléphone. Si au moment des faits, Omar Rabah n’avait donné aucune explication sur les raisons de l’annulation subite et incompréhensible du stage, il tentera de se justifier par la suite. Il aurait, en effet, confié aux dirigeants que l’absence de certains éléments qui n’avaient pas repris les entraînements et la sélection de certains joueurs en EN U23, en sus du fait que le recrutement n’était pas clos, étaient les raisons de cette décision. Des arguments qui n’ont pas convaincu grand monde, d’autant plus que le patron du CSC avait procédé juste après cette annulation du stage, à la suspension du directeur général par intérim de la SSPA, Abdelghani Gourari, qui a été convié à reprendre son poste au sein de l’ENTP à Hassi Messaoud. Une suspension qui s’explique par les négociations entamées par Omar Rabah avec l’ex-manager général et ancien joueur, Nasreddine Medjoudj, pour lui proposer le poste. Malheureusement pour le PDG de la SSPA/CSC, il semblerait qu’il est allé vite en besogne, plaçant même la charrue avant les bœufs, puisqu’au final, Medjoudj a fini par décliner l’offre, après sa réunion avec Omar Rabah à Hassi Messaoud, se mettant ainsi dans le pétrin. Le CSC se retrouve en effet non seulement sans entraîneur et sans DG, mais avec une préparation perturbée, puisque les joueurs, après cet épisode malheureux, ont décidé de ne pas reprendre les entraînements. Ils ont déclenché un mouvement de grève pour exprimer leur inquiétude face à la situation qui prévaut au sein du club. Une situation explosive que les responsables de l’ENTP, propriétaire du club, doivent vite solutionner, d’autant plus que les supporters protestataires ont décidé de réagir, en prévoyant une marche et un sit-in devant le siège de la wilaya de Constantine, ainsi que d’autres actions pour afficher leur désapprobation par rapport à ce qu’ils qualifient de «gestion approximative» des propriétaires du club.

Zaâlani de retour

Juste avant sa suspension par le PDG de la SSPA et néanmoins cadre de l’ENTP, le désormais ex-DG, Abdelghani Gourari, avait réussi à finaliser une dernière transaction durant ce mercato. En effet, il a réussi à faire signer un ancien du club, qui avait remporté avec la CSC le championnat en 2018, en l’occurrence le défenseur central, Zaâlani. En fin de contrat avec la formation saoudienne d’Al-Kholood, Zaâlani effectue son come-back et devient ainsi la 5e recrue du club, après Madani, Khaldi, Meddahi et Harrari.

Madoui direction le MCO

L'entraîneur Kheïreddine Madoui ne va pas longtemps chômer. Selon des indiscrétions, après avoir présenté sa démission à la formation constantinoise, le technicien s’est rendu à Oran pour négocier un retour au MC Oran

Shaiboub bloque les nouvelles recrues

Les choses se présentent très mal au CSC. Avec tout ce qui se passe dans le club, l’empêchant d’entamer sereinement la préparation d’intersaison, l’ex-milieu de terrain des Vert et Noir, le Soudanais Sharaf Eldin Shaiboub Ali Abdelrahman, est venu rajouter son grain de sel. L’international soudanais aurait gagné son affaire contre le club constantinois, qui doit le payer, au risque de voir les nouvelles recrues ne pas être qualifiées. Le CSC vit déjà une situation difficile et les supporters craignent pour leur club.

R. B.

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