Samedi, 25 Juin 2022 09:44
ESS - Sans le sou ni aucun projet sportif
L’Entente n’attire plus !
La saison 2021-2022 reste la plus compliquée pour l’Entente de Sétif qui a réalisé un parcours tout simplement négatif. Engagée sur trois fronts, la formation phare de la capitale des Hauts Plateaux a terminé l’exercice les mains vides, mais aussi avec une pléthore de problèmes. Pour plusieurs raisons, l’été commence très mouvementé pour un club englué dans d’innombrables problèmes.
Contrairement à plusieurs pensionnaires de la Ligue 1, qui ont déjà entamé les préparatifs pour la reprise, l’Aigle noir est confronté à une nouvelle et dramatique saignée. Le départ massif de presque tout l’effectif sera, le moins que l’on puisse dire, suivi par des dépenses faramineuses. Le club sétifien est contraint de payer, rubis sur l’ongle, les décisions de la Commission nationale de résolutions des litiges (CNRL), qui vient de recevoir les premiers dossiers. Ainsi, Farhi, annoncé à la JSS, Ferhani, qui a opté pour le MCA, Motrani, qui voudrait récupérer sa libération et retourner au MCO et Khedaïria n’ont pas attendu longtemps pour solliciter l’instance qui gère ces dossiers devant leur donner gain de cause et une libération automatique. D’après un proche du club, les deux défenseurs Debbari et Laribi (ce dernier n’a pas beaucoup joué cette saison à cause des blessures) ne vont pas tarder à emboîter le pas à leurs partenaires. En position de faiblesse, n’ayant pas de ressources financières, le président du club, Hakim Serrar, n’arrive plus à convaincre les joueurs après que ces derniers aient passé une année difficile. Les Noir et Blanc ont non seulement fait les frais de la guéguerre des dirigeants, mais ils ont aussi travaillé dans des conditions impossibles. En ratant les objectifs tracés, l’ESS aura du mal à trouver des joueurs capables de remplacer les partants. Devant cette situation, les dirigeants vont essayer, au moins, de maintenir les éléments de l’équipe réserve. Le club ne pourra pas recruter cette saison. Sans argent ni projet sportif, l’ESS n’attire plus les joueurs.
La direction exige 2 millions d’euros pour Kendouci
Kendouci ne devrait pas poursuivre son aventure avec l’Entente. Il faut savoir que de nombreux clubs de la Ligue 1 le veulent, à l’image du CR Belouizdad et du MC Alger, mais ces deux formations et aucune autre du championnat national ne pourrait payer la lettre de libération de l’international A’. Selon des informations, la direction du club sétifien a reçu une offre d’un club étranger d’une valeur d’un million d’euros. Cependant, les dirigeants refusent de laisser partir au-dessous de 2 millions d’euros. Il faut dire que Kendouci reste un élément très prometteur et l’un des meilleurs (si ce n’est le meilleur) joueur dans son poste en Algérie.
Belkaroui entre la JSK et le CSC
Mettant à profit la descente aux enfers du club sétifien, de nombreux pensionnaires de la Ligne 1 ne se gênent pas de faire leur marché à Sétif. On sait déjà que Ferhani est parti au MCA, d’autres joueurs sont annoncés par-ci par-là. Ainsi, Belkaroui, fort de la décision de la CNRL, serait proche de rejoindre la JS Kabylie et même le CS Constantine le veut.
Deghmoum exige une revalorisation salariale
Afin de pouvoir s’extirper de l’année de contrat qui le lie encore à l’Entente, Abderrahim Deghmoum pose ses conditions pour rester. Ne percevant que 75 millions de centimes par mois, le milieu de terrain offensif que l’on annonce aussi au MC Alger, exige une conséquente revalorisation de salaire. Une manière de tordre la main à Serrar et à son groupe afin de faciliter son départ. Il faut savoir que le Mouloudia a doublé le salaire de Deghmoum, mais ce dernier doit obtenir sa libération pour pouvoir changer d’air.
Boudebous et Benbelaïd suivent…
D’autres joueurs, comme Boudebous, Benbelaïd et Ouassaâ qui n’ont pas beaucoup joué cette saison, ont bien décidé de partir depuis longtemps. Pour bénéficier d’un bon de sortie sans le moindre frais et être certains d’empocher leurs salaires, le trio en question est allé voir la CNRL, submergée par les plaintes écornant un peu plus le prestige et l’image de marque de l’Aigle noir, payant les pots cassés de l’anarchie et de la mauvaise gestion.
W. D.
