Lundi, 07 Mars 2022 01:30
ASO 0 - 1 ESS
L’Aigle noir se requinque avant AmaZulu
L’ES Sétif a réussi une belle opération en s’imposant devant l’ASO Chlef (1-0) pour le compte de la 20e journée du championnat. Les Sétifiens devaient impérativement réagir après le match nul concédé à domicile face à la JS Kabylie, mais surtout les deux défaites de suite en compétition africaine.
L’entraîneur Bendris a dû effectuer des changements dans le onze de départ, en raison de la blessure de plusieurs titulaires. Ainsi, il a titularisé Khedaïria dans les buts, à la place de Bouhalfaya, surtout que ce dernier n’a pas vraiment été à la hauteur lors des dernières sorties. En défense, Ali-Larbi a pris sa place sur le côté gauche, alors que le Libyen Boudebous a remplacé Djabou. Les Noir et Blanc ont affiché leurs intentions dès le début de match où Djahnit et ses camarades ont pris d’assaut le camp chélifien. D’ailleurs, avant même la fin du premier quart d’heure, Laribi a réussi à trouver la faille en reprenant un centre pour mettre le cuir au fond des filets. Un but qui a libéré les joueurs sétifiens qui ont su gérer la suite de la rencontre grâce à leur expérience. Même si les hommes de Zaoui pouvaient revenir au score, il n’en demeure pas moins que les défenseurs ententistes étaient bien vigilants autour de Belkaroui, mais aussi grâce à l’assurance que dégageait le gardien de but Khedaïria. En deuxième période, les Chélifiens ont essayé d’égaliser, mais l’exclusion de Meddah à la 65e minute fut le tournant du match. Cependant, les hommes de Zaoui ont continué à dominer et ils se sont procurés de nombreuses occasions. Les Sétifiens opéraient par des contres qui auraient pu leur permettre de faire le break. Les hommes de Bendris ont géré la suite du match pour repartir avec les trois points. Une victoire bonne pour le moral avant l’épisode africain.
Fiche technique
Stade Mohamed-Boumezrag (Chlef), temps frais, affluence faible, pelouse en bon état, arbitrage de Lyès Bekouassa, Slimani et Rouag.
But : Laribi (13') ESS
Avert. : Baâziz (45'), Meddah (56’ et 65’), Dahamni (81’) ASO, Belkaroui (60’), Ferhani (74’), Laribi (90+2’) ESS
Expul. : Meddah (65’) ASO
ASO : Alaouchiche, Zahzouh, Meddah, Bensalah, Abada, Boussaïd (Aguieb 67’), Baâziz, Alili (Fourloul 67’), Fettouhi (Bengrina 77’), Dahamni, Aliane (Litt 85’).
Entr. : Zaoui
ESS : Khedaïria, Ziti (Nemdil 78’), Belkaroui, Laribi (Bekrar 90+4’), Brahimi, Ali-Larbi, Karaoui, Djahnit, Boutiche, Benayad (Dali 90+4’), Boudebous (Ferhani 66’).
Entr. : Bendris
L’infirmerie sétifienne ne désemplit pas
Le staff technique de l’ES Sétif compte ses blessés. Cette guigne complique l’existence des Sétifiens qui devront composer sans Deghmoum, Kendouci, Debbari, Motrani et Ouassaâ. L’indisponibilité des éléments précités tombe au mauvais moment, puisque les Noir et Blanc devront croiser le fer samedi avec la formation sud-africaine d’AmaZulu, pour le compte de la 4e journée de la phase de poules de la Ligue des champions. En plus des blessures, Djabou qui n’a pas fait le déplacement à Chlef, boude pour des raisons inconnues. Avec un climat délétère, l’Aigle noir ne risque pas de sortir la tête de l’eau de sitôt. En plus des joueurs cités, le latéral droit, Mohamed Khoutir-Ziti, a contracté une blessure musculaire, hier, lors du match face aux Chélifiens. Le coach devrait trouver un joueur pour occuper le poste de latéral droit.
Premier match pour Khedaïria
Le gardien de but de l’Entente, Sofiane Khedaïria, a signé sa première apparition avec l’équipe sétifienne en championnat national. Le dernier rempart ententiste n’a plus joué depuis le 24 octobre 2021. Il avait pris part à quatre rencontres en compétition africaine avant de se blesser.
Les Noir et Blanc en stage à Alger
Le onze sétifien n’aura pas le temps de se reposer. L’équipe se met déjà à l’heure africaine puisqu’elle entame la préparation de la prochaine confrontation face aux Sud-africains d’AmaZulu FC. Le groupe va effectuer, à partir d’aujourd’hui, un mini-stage bloqué à Alger où il axera sur les volets psychologique et de la récupération. Le staff médical est obligé d’engager une course contre la montre pour remettre sur pied certains blessés.
Halfaïa perdu de vue
Le directeur général de l’ESS, Fahd Halfaïa, n’a plus donné signe de vie depuis le retour de l’équipe d’Afrique du Sud. Selon des sources, le dirigeant n’a pas apprécié et admis les sorties et décisions de Serrar. Isolé plus que jamais et n’ayant pas apprécié d’être désavoué dans l’affaire Djahnit, le dirigeant s’en lave les mains et se met dans la peau de spectateur. Selon des proches du club, il ne veut plus travailler avec Serrar.
El-Kouki et son staff menacent
5 milliards pour clore le dossier
Comme annoncé dans une de nos précédentes éditions, la collaboration entre l’Entente de Sétif et le désormais son ex-coach des Noir et Blanc, Nabil El-Kouki, est finie, mais le dossier n’est pas totalement clos, puisque le technicien tunisien n’a pas officiellement résilié son contrat. La rupture à l’amiable devait avoir lieu la semaine dernière, mais elle a été reportée, en raison de l’absence d’argent. En effet, la direction n’a pas réuni l’argent nécessaire pour régler définitivement cette affaire. Il faut dire que les interlocuteurs ne font plus confiance aux dirigeants actuels, notamment Serrar, président du conseil d’administration. Le technicien tunisien a refusé de signer le protocole qui stipule le versement des cinq salaires et des primes de matches en deux parties. Coincé entre le marteau et l’enclume, Serrar, qui a pris seul la décision de limoger El-Kouki, se retrouve devant un véritable dilemme car il est contraint de trouver une grosse manne financière, estimée à 5 milliards de centimes, pour pouvoir fermer le dossier. Le numéro un du club ne sait plus où donner de la tête, puisque même les portes des mécènes sont fermées. Disposant d’un contrat en béton, avec des clauses solides, El-Kouki menace de solliciter la Fifa pour empocher son argent. Devant une telle impasse, le cas El-Kouki va rallonger la grande liste des anciens salariés non rétribués. D’ailleurs, le dossier de l’ex-staff technique se complique. N’ayant pas mesuré les conséquences de son action, le président du conseil d’administration, qui s’est empressé de limoger son coach sans avoir les moyens de sa politique, se retrouve pris dans son propre piège. Il n’a pas pu trouver l’argent pour payer l’ex-staff technique. N’appréciant pas la manière de faire de Serrar, El-Kouki et ses collaborateurs affirment que la patience a ses limites. Ils comptent saisir la Fifa.
W. D.
