Dimanche 8 Novembre 2026

ESS - JSK : L’Aigle noir avec le moral dans les talons

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L’ES Sétif accueillera ce soir, à 18h, au stade 8-Mai 1945, la JS Kabylie, dans un match très important de la 19e journée de Ligue 1. Les Ententistes qui avaient vécu une dizaine de jours des plus compliqués, sont appelés à se reprendre. Restés sur deux défaites de suite en Ligue des champions africaine, ils doivent absolument sortir la tête de l’eau en s’imposant face aux Canaris, qui affichent une belle forme. L’Entente abordera cette rencontre sans son entraîneur, El Kouki, limogé dernièrement. Intervenant à quelques heures de l’important rendez-vous face à la JSK, le départ du staff technique, constitué essentiellement de Tunisiens, oblige la direction à confier l’intérim à Rédha Bendris, l’ex-arrière central de l’Entente des années 2000. N’ayant pas la baguette magique, l’intérimaire, qui a pris ses fonctions lundi, ne sera en vérité qu’un accompagnateur d’un groupe démoralisé et démobilisé à la fois. Bendris aura fort à faire pour espérer avoir un groupe conquérant devant un adversaire qui voudrait profiter de la mauvaise passe des Noir et Blanc pour repartir avec un bon résultat. Maintenant que la page Nabil El-Kouki est tournée, le remplaçant, Rédha Bendris, n’aura pas la tâche facile. L’intérimaire n’a dirigé que deux séances d’entraînement. Ce n’est pas suffisant pour préparer un match face à un sérieux client comme la JSK qui a le vent en poupe ces derniers temps. N’ayant ni le temps ni le choix, Bendris a axé son travail sur le volet psychologique. Il essayera donc de trouver les mots justes pour remobiliser un groupe affecté moralement. Pour maintes raisons, ces nouvelles retrouvailles ne seront pas de tout repos pour les Ententistes. Soumis à la forte pression des supporters, la direction de l’ESS devait sauver la face. Le technicien tunisien a été surpris par la réaction du président du conseil d’administration, Abdelhakim Serrar, qui lui a annoncé sa fin de mission. Celle-ci est transformée en séparation à l’amiable. Pour un proche du club, El-Kouki a été bel et bien congédié. Le contenu du communiqué publié sur la page officielle du club n’est qu’un maquillage. D’après notre source, la décision a été prise par Serrar sans la présence de Halfaïa, perdant la face, puisque Serrar vient d’autoriser Djahnit à reprendre le travail avec le groupe.

Halfaïa - Serrar, une guéguerre se profile

Maintenant que la direction a changé de coach, il faut dire que les soucis de la formation sétifienne ne vont pas s’éclipser de sitôt. Une guéguerre entre Serrar et Halfaïa se profile à l’horizon, surtout lorsqu’on sait que le licenciement du technicien tunisien est une décision personnelle de Serrar qui n’a pas demandé l’avis de son directeur général, Fahd Halfaïa. Il faut savoir aussi que ce dernier s’est inscrit aux abonnés absents depuis le retour des Noir et Blanc d’Afrique du Sud. Connu pour être un proche du technicien tunisien, le directeur général n’a pas dit son dernier mot. Selon des proches du club, ce calme précède la tempête. Ceci accentue la crise au sein d’une formation qui n’a pas eu le temps de digérer la série de mauvais résultats, dont la défaite de Durban, à l’origine du limogeage d’El-Kouki. Après presque trois années à la tête de la barre technique du club phare d’Aïn El-Fouara, le bilan du désormais ex-coach de l’Entente est négatif. Le technicien tunisien n’a rien gagné et son départ, ainsi que celui de son staff n’a pas pour autant atténué la colère des fans pour lesquels le club a besoin de sang neuf. La démission ou le licenciement d’El-Kouki ne règle pas les problèmes de l’ESS, un club coincé, d’après les fans, dans une équipe dirigeante à l’origine de tous ses malheurs. La démission collective de tous les dirigeants est désormais la principale revendication des supporters

Djahnit sanctionné… mais revient

Le capitaine de l’ESS, Akram Djahnit, est passé devant ses responsables pour s’expliquer. Le club a décidé une ponction d’un mois de salaire, une sanction acceptée par le joueur. Djahnit a également présenté ses excuses aux responsables du club, aux joueurs et aux supporters, avant de reprendre l’entraînement avec ses camarades.

Frogger et Velud pressentis

Obligés de parer au plus pressé, les dirigeants de l’ESS devront trouver au plus tôt un autre staff en mesure de gérer la suite des événements. Selon certaines indiscrétions, on parle de Malik Zorgane ou de Kheireddine Madoui, mais ce dernier aurait donné sa parole aux dirigeants du CSC. Serrar pense confier la barre technique des Noir et Blanc au Français Thierry Frogger, avec lequel il avait travaillé lorsqu’il était directeur général de l’USM Alger. On parle aussi d’Hubert Velud qui avait dirigé l’ESS, mais selon des sources proches du dossier, la piste Froger est la plus plausible. Il est cependant presque certain que le nouveau coach sera secondé par Bendris et Zorgane, deux enfants du club.

El-Kouki va empocher 2 milliards

En attendant la désignation d’un nouvel entraîneur, la direction de l’ES Sétif, reprise par Hakim Serrar, doit au préalable trouver l’argent nécessaire pour finaliser le divorce avec El-Kouki. La mission ne s’annonce pas facile, puisqu’il faudra payer au désormais ex-coach des Noir et Blanc pas moins de 2 milliards de centimes, l’équivalent des salaires des quatre derniers mois non perçus. Cependant, Serrar semble serein et affirme à ses proches que tout sera réglé dans les délais.

Réserve

ESS 0 - 0 JSK

La rencontre ayant opposé les U21 de l’ESS et de la JSK, lundi au stade 8-Mai 1945, s’est soldée par un nul vierge. Il faut savoir que la rencontre s’est jouée sur un terrain recouvert d’une épaisse couche de neige.

W. D.

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