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ESS - Rien ne va plus à la maison sétifienne

C’est la «rébellion» !

Il semble que la situation est devenue ingérable au sein de l’Entente de Sétif. Le quotidien devient compliqué après la «rébellion» de certains joueurs, qui ont réclamé le paiement de leur dû. Pour certains, il s’agit de revendications légitimes, mais d’autres voient les choses sous un autre angle.

D’ailleurs, ce mouvement des joueurs a conduit à une réaction énergique de la part des dirigeants qui ont décidé, dans une première intervention, d’écarter deux joueurs, Djahnit et Benbelaïd en l’occurrence, considérés comme les principaux instigateurs de la grève initiée avant le match face au Raja Casablanca, comptant pour la 2e journée de la phase de poules de la Ligue des champions africaine. Les dirigeants, furieux après cet énième épisode, ont décidé de frapper fort afin de dissuader les autres éléments qui penseraient à agir de la sorte, c'est-à-dire à demander leur argent de cette manière. Les responsables sétifien refusent le chantage, surtout avant des rendez-vous aussi importants que ces matchs décisifs que ce soit en championnat ou en compétition africaine. Ils ne semblent pas enclins à pardonner, cette fois-ci, et feront tout pour arrêter ce comportement qui a failli casser le club, surtout que cela l’a empêché de jouer les premiers rôles. Si les dirigeants de l’ESS pensent qu’ils sont dans leur rôle de remettre de l’ordre dans la maison en appelant les joueurs à se concentrer sur leur travail sur le terrain et à cesser à chaque fois d’exiger de l’argent, les supporters, eux, pensent que ces mêmes dirigeants devraient assumer leurs responsabilités. En effet, les fans estiment que les responsables du club sont appelés à réunir l’argent nécessaire pour payer les joueurs et les membres des différents staffs, étant donné que cela traîne depuis longtemps. Les joueurs sont dans leur droit, selon ces mêmes supporters, de réclamer leur argent. Un match de football d’une grande compétition comme la Ligue des champions se joue en dehors et sur le terrain. Il ne faut pas se mentir, l’Aigle noir, version Nabil El-Kouki, n’a pas le niveau et les atouts pour aller loin dans une telle joute. Le dernier coup de gueule des joueurs n’ayant réclamé que leur dû ne peut être l’autre faux-fuyant du coach. Il ne faut pas aller loin pour expliquer le naufrage d’une formation errant sur la pelouse du stade 5-Juillet. L’absence du public qui n’a pas obtenu le quitus de la CAF n’est pas non plus une excuse. Ayant bien travaillé ou non, un salarié est dans son droit, quand ses employeurs se débinent, crient au loup et tentent par de faux argumentaires de faire diversion ou d’inverser les rôles, de demander son dû.

Les joueurs refusent de s’entraîner

C’était presque prévisible après ce qui s’était passé la veille du match face au Raja Casablanca. Il faut dire aussi que les propos de Halfaïa ont jeté de l’huile sur le feu, provoquant la colère des joueurs. En effet, ces derniers ont refusé de s’entraîner à l’occasion de la reprise qui devait s’effectuer hier. Ils se sont présentés au stade, mais n’ont pas pris part à la séance d’entraînement, malgré la présence du président du conseil d’administration, Fahd Halfaïa, et d’un huissier de justice. Le bras de fer risque de perdurer, du moment que chaque partie campe sur sa position. Il faut savoir que même les joueurs ont fait appel aux services d’un huissier de justice pour constater leur présence. Ils revendiquent l’assainissement de leur situation financière où ils exigent la perception de leur dû en plus des primes de matches, estimées à 70 millions de centimes. A quelques jours du déplacement en Afrique du Sud pour affronter AmaZulu FC, l’ESS est tout simplement dans de beaux draps.

Halfaïa : «Nous ne cèderons pas au chantage»

Le directeur général de la SSPA/Black Eagles, Fahd Halfaïa, a déclaré que sa direction frappera, dorénavant, d’une main de fer et sanctionnera tout joueur qui tentera de créer la zizanie au sein de l’équipe. Il a assuré qu’elle ne cèdera pas au chantage des joueurs. «Nous ne permettrons à personne d’exercer du chantage sur nous. L’ES Sétif est un club qui a toujours joué pour remporter des titres et ce n’est pas maintenant qu’il va déroger à la règle. Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour atteindre cet objectif», a indiqué le premier responsable de la SSPA. Halfaïa a révélé qu’un joueur, Djahnit selon des indiscretions, lui a déclaré qu’il n’a pas besoin de titre, étant donné qu’il en a gagné plusieurs et que maintenant il souhaiterait être payé. «Que celui qui cherche de l’argent aille ailleurs, parce que nous, nous cherchons des titres pour l’Entente», lui a rétorqué Halfaïa. Le président de la SSPA a rappelé que la direction avait demandé aux joueurs de décrocher une place sur le podium pour pouvoir obtenir leur argent au dernier centime, rappelant que ce match de Ligue des champions face au Raja Casablanca était très important car une victoire aurait permis aux Noir et Blanc de se qualifier à 80%. Le responsable de l’Entente a répliqué à ceux qui demandent à chaque fois de l’argent que le club sétifien n’est pas une vache laitière et que ces joueurs devaient aussi donner ce plus dont le club attend d’eux.

Les choix d’El-Kouki critiqués

Pour un problème financier, la direction de l’ESS n’est pas en mesure de licencier Nabil El-Kouki. Avec des caisses vides et une gestion catastrophique, les actionnaires du conseil d’administration de la SSPA/Black Eagles laissent faire le coach, s’illustrant une fois de plus par des choix tactiques très contestés. En plus d’une aléatoire lecture des rencontres, le premier responsable de la barre technique des Noir et Blanc a échoué dans ses choix tactiques. Emoussé depuis des semaines, le duo Karaoui - Djahnit, qui multiplie les bourdes et les passes à l’adversaire, a été titularisé. En mesure de rendre service au milieu du terrain, Kendouci est victime de la mauvaise approche d’El-Kouki. Ayant le potentiel pour ramener un plus, Benayad a été inexplicablement écarté alors que le tandem Bekrar - Boudebous est hors du coup. Au lieu de reconnaître ses erreurs, El-Kouki se cache derrière des problèmes extra-sportifs.

W. D.

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