Mercredi, 04 Août 2021 09:55
ESS - Il pose ses conditions pour rempiler
Le MCA, l’USMA et le CRB s’arrachent El-Kouki
Après un parcours plus que positif avec le club phare des Hauts Plateaux, l’ESS n’est pas certaine de pouvoir garder son entraîneur, le Tunisien Nabil El-Kouki. Ce dernier, malgré beaucoup de problèmes, notamment en ce qui concerne l’effectif et les finances, a réussi à mener les Noir et Blanc à occuper la troisième place lors de la première saison, alors que durant cet exercice, l’Entente a dominé les débats pendant plus de 30 journées, avant de perdre du terrain.
Actuellement, l’ES Sétif occupe la deuxième place, alors qu’elle pouvait largement prétendre au titre, sauf que la faiblesse de son effectif a fait que l’équipe a perdu du terrain lors des dernières journées. Le technicien tunisien a gagné énormément de points et devient la priorité de nombreux clubs algériens et même étrangers. Dans ce contexte, les clubs phares de la capitale, le MC Alger, l’USM Alger et le CR Belouizdad font du recrutement d’El-Kouki une priorité. Les Mouloudéens, qui n’ont pas été convaincus par le travail de Nabil Neghiz, le seul technicien à avoir battu Nabil El-Kouki en aller et retour cette saison, mise sur l’expérience de ce dernier pour remettre le vieux club algérois sur les rails. Pour les Usmistes, on sait d’ores et déjà que Zeghdoud ne sera pas reconduit et la direction a jeté son dévolu sur le Tunisien, alors que le leader du championnat, le CR Belouizdad, ne devrait pas prolonger le contrat de Zoran. El-Kouki a rencontré beaucoup de problèmes à l’Entente, ce qui l’a privé d’un titre qui tendait les bras à son équipe. Il ne va certainement pas rester à l’ES Sétif et revivre les mêmes problèmes. Et pour cela, il a fixé des conditions pour poursuivre pour la troisième saison consécutive. Il exige le renforcement de l’effectif par plusieurs joueurs de qualité, en prévision de la saison prochaine, le maintien des cadres, la régularisation de la situation financière des joueurs et celle des membres du staff technique. El-Kouki a donné un ultimatum jusqu'au 15 août à la direction, avant de se voir obligé de quitter le club. Le technicien tunisien devrait réussir à imposer une réévaluation des salaires de ses adjoints avec lesquels il souhaite continuer sa collaboration à l’ES Sétif. El-Kouki a confirmé que s'il accepte de renouveler pour une autre saison, il devra se mettre d'accord sur tous les détails relatifs à son nouveau contrat avec les dirigeants du club d’Aïn El Fouara.
Karaoui prêt à faire des sacrifices
Le milieu de terrain de l’ES Sétif, Amir Karaoui, s’est dit prêt à renoncer à une partie de son dû pour aider son équipe dans cette situation difficile. Le joueur a avoué qu’il est disposé à prolonger au club, surtout qu’il a trouvé tous les moyens nécessaires pour accomplir du bon travail avec cette équipe. «Je suis prêt à me sacrifier pour le bien de l’Entente. Je n’ai pas été payé depuis treize moi, mais cela ne veut pas dire que je vais être ingrat envers ce club qui m’a offert l’occasion de relancer ma carrière», dira le joueur qui reste confiant que la situation s’améliorera au niveau du club qui dépassera cette étape et sera dans de meilleures conditions. Pour rappel, le joueur avait cédé cinq mois de salaire la saison dernière.
2 millions d’euros pour libérer Kendouci
Ahmed Kendouci est l’une des grandes révélations du championnat de Ligue 1 cette saison. Il est l’un des joueurs les plus réguliers de l’Entente et c’est tout à fait logique qu’il soit au centre d’intérêt de plusieurs formations aussi bien en Algérie qu’à l’étranger. Toujours sous contrat avec l’ESS jusqu’à 2022, le joueur a du mal à répondre favorablement aux différentes sollicitations. Antalyaspor ne cesse pas de harceler le joueur, mais ce dernier ne peut pas répondre favorablement à cet intérêt, surtout que la direction de l’Entente a pratiquement réglé sa situation financière. Afin de barrer la route à tout club acquéreur, les responsables de l’ESS exigent pas moins de 2 millions d’euros pour libérer le jeune milieu de terrain.
7 milliards à trouver en urgence
En plus de la somme d’argent que l’ESS doit verser à son ancien attaquant, Malick Touré (2,8 milliards de centimes), plusieurs joueurs en fin de contrat ont transmis des mises en demeure à leur club employeur. Pis encore, d’autres éléments, qui ne font pas partie de l’actuel effectif, exigent d’être payés. Hamza Banouh demande la perception de 1, 5 milliard de centimes, Saâdi Redouani et Mustapha Zeghba exigent 1,2 milliard de centimes, alors que Aïboud veut encaisser ses 360 millions. Un total de 7 milliards de centimes pour régulariser tout ce monde et cet argent devrait être réuni dans les plus brefs délais.
W. D.
