Mercredi 4 Novembre 2026

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ESS - La direction dément son transfert

Amoura ira jusqu’à la fin de son contrat

Dans un communiqué publié sur la page officielle du club, la direction de l’Entente de Sétif a tenu à démentir son intention de «transférer» son jeune attaquant, Mohamed El-Amine Amoura. Le meilleur buteur de l’Entente serait pisté par le club français du FC Metz qui aurait même fait une proposition pour la signature d’un contrat contre la somme d’un million d’euros, payable sur quatre tranches.

Cette information qui a fait le tour de la ville a fait réagir les supporters. Certains sont favorables de voir leur joueur engager une aventure professionnelle en Europe, alors que d’autres estiment qu’il est prématuré pour lui de s’exiler. D’ailleurs, ils citent comme exemple l’ancien maître à jouer, Ishak Talal Boussouf, qui a du mal à trouver ses repères avec le club belge de Lommel SK. Les dirigeants de la formation phare des Hauts Plateaux se sont empressés de démentir donc les informations qui ont circulé sur la toile ces derniers temps, estimant que le joueur n’est pas à vendre et qu’il se doit de continuer à honorer son contrat jusqu’à la fin de la saison. En fait, les dirigeants souhaitent évacuer la grosse pression qui pèse sur leurs épaules, surtout que deux joueurs ont déjà quitté le club jusqu’à maintenant, à savoir Laouafi, qui a rejoint la Tunisie, et Ghacha, qui a signé au club turc d’Antaliaspor. Cependant, Amoura pourrait quitter le club sétifien dès que le championnat national s’achève. Les dirigeants attendent une meilleure offre et assurent que le joueur ne sera pas bradé. Auteur d’une saison époustouflante, le jeune attaquant ne manque pas de convoitises. Les clubs veulent investir dans un élément disposant d’une très grande marge de progression. En plus du FC Metz, des clubs égyptiens comme Al-Ahly et le Zamalek du Caire ainsi que la formation émiratie de Beniyas veulent l’avoir. Pour le moment, les propositions sont rejetées par les dirigeants qui voudraient vendre le joueur au plus offrant, sachant que le club sétifien est en manque d’argent

Six éléments seraient déjà partants

Des sources proches de l’équipe affirment que six joueurs, tous des cadres, ont déjà pris une décision concernant leur avenir. Il s’agirait de Debbari, Kendouci, Deghmoum, Berbèche, Karaoui et Djahnit. Ils auraient donné leur accord à des formations algéroises pour endosser leur maillot la saison prochaine. Conscients du fait qu’ils ne toucheront rien à l’Entente, en raison d’une situation financière des plus compliquées, ces joueurs ont préféré penser à leur avenir et auraient, donc, tout ficelé avec les dirigeants de ces clubs. Ayant eu vent de ces accords, le coach Nabil El-Kouki aurait décidé de discuter avec ces joueurs, leur demandant de se donner à fond dans les derniers matches du championnat pour partir la tête haute.

Même les joueurs sous contrat veulent partir

Pour préserver leurs intérêts et être sûrs d’être payés, les joueurs en fin de contrat ont transmis des mises en demeure à leur club employeur, obligé de parer au plus pressé. Mieux encore, d’autres éléments dont le contrat n’expire qu’en 2022 ou 2023 ont fait de même. Ils ont procédé de la sorte rien que pour bénéficier d’une libération automatique.

L’Entente n’a toujours pas payé Touré

Saisie par Malik Touré, préférant résilier unilatéralement le contrat le liant à l’ESS, la commission des litiges de la Fifa a tranché. Elle a sommé la direction ententiste à verser au joueur 2,8 milliards de centimes en lieu et place de 1,1 milliard, dû initial du joueur, bénéficiant d’une forte indemnisation. Au lieu de clore le dossier ouvert par les déclarations de Halfaïa à l’origine du départ du Malien, la direction de l’ESS tergiverse. En faisant la sourde oreille, les dirigeants jouent avec le feu, au grand dam des supporters incrédules. Le club risque d’être privé de participation à une compétition continentale la saison prochaine.

Les Sétifiens crient au complot

Le spectre de l’article 69

Les dirigeants de l’ES Sétif ne comprennent pas les visées de la Ligue de football professionnel (LFP), après la décision de reporter la 35e journée de la Ligue 1 au 9 août au lieu du 3 août, initialement prévue. Ils pensent que cela écartera leur club de la lutte pour la seconde place et donc pour jouer la Ligue des champions africaine la saison prochaine, étant donné que la ligue devra arrêter la liste des formations concernées par les compétitions africaines le 10 août, soit au lendemain de la 35e journée. Il faut dire que les dernières décisions du Bureau fédéral de la Fédération algérienne de football n’ont pas été du goût des Sétifiens. Pour les inconditionnels de l’ESS, le retour à l’article 69 leur rappelle de mauvais souvenir. La reconduction de la "règle de l’indice" choque, le moins que l’on puisse dire, les gars de la capitale des Hauts Plateaux pour lesquels le choix d’une telle décision n’est ni fortuit ni innocent. «Pour quelle raison la FAF n’avait pas opté pour une telle formule le 20 juin dernier quand l’Entente occupait la première place ?», s’interrogent des fans et les dirigeants crient au complot et à la combine visant leur club qui n’est pas à l’abri d’un autre coup fourré. Semblable à la gravissime histoire de l’exercice dernier où des éminences grises décidèrent de reléguer le club phare de Aïn El Fouara à la 3e place (37 points) et d’offrir sur un plateau la deuxième au MCA qui ne disposait que de 34 points. En reconduisant la contestée règle, l’instance fédérale ouvre une brèche, fausse la donne et la fin d’un exercice cauchemardesque.

W. D.

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