Dimanche, 01 Août 2021 09:48
MCA - Les deux clubs se livrent un autre clasico
MCA - JSK, bataille autour de Lavagne
Quelques jours après le dernier clasico entre le MCA et la JSK et qui a souri encore aux Kabyles, c’est un autre clasico auquel les directions des deux équipes s’apprêtent à livrer. On fait allusion à cette bataille qui ne dit pas son nom entre les deux clubs autour des services de l’entraîneur Denis Lavagne.
En effet, tout indique que la direction du Doyen a déjà scellé le sort de son coach actuel, Nabil Neghiz. Ce dernier ne poursuivra pas, désormais, l’aventure avec les Vert et Rouge, après avoir échoué à atteindre les objectifs assignés aussi bien sur le plan national qu’international.
Neghiz devra donc terminer le championnat sur le banc du vieux club de la capitale avant de plier bagages. Du côté de la direction algéroise, on s’est déjà mis à la recherche de son successeur. Selon nos informations, le président Brahmia et ses pairs du conseil d’administration font du recrutement de l’actuel coach de la JSK, Denis Lavagne, une priorité. Les Mouloudéens sont séduits par le travail réalisé par le technicien français avec un effectif rajeuni et des joueurs quasiment inconnus au bataillon. Le fait d’avoir mené les Canaris vers les finales de la Coupe de la CAF et la Coupe de la ligue, tout en jouant les premiers rôles en championnat, a permis à Lavagne de voir sa cote grimper chez les clubs de l’élite.
L’intérêt des Mouloudéens pour l’ancien driver du CSC s’explique aussi par le fait que l’intéressé n’a pas encore tranché son avenir avec la JSK. En se référant à ses propos à ce sujet, il s’avère qu’il hésite trop à s’engager avec la formation phare du Djurdjura pour une autre saison. Et même si les Algérois n’ont pas encore noué de contact officiel avec l’entraîneur français, en raison des engagements de ce dernier avec son équipe qui doit jouer, notamment, la finale de la Coupe de la ligue, ils comptent le faire très bientôt. Cela n’est naturellement pas fait pour plaire au président de la JSK, Cherif Mellal. Ce dernier aurait même lancé un message à sa manière à son homologue du Doyen, Amar Brahmia, pour le défier quant à ses capacités à s’offrir les services de Lavagne.
Voilà donc qui lance une nouvelle bataille entre les deux parties, sachant que sur le terrain, le Mouloudia n’a jamais battu la JSK depuis que cette dernière est présidée par Mellal. Ce dernier est ainsi déterminé à préserver son invincibilité face au traditionnel rival, même si cette fois-ci la bataille se joue en dehors du rectangle vert.
Le départ de Salhi se dessine
Arrivé l’été dernier au Mouloudia après être resté inactif pendant près d’une année, le gardien de but, Abdelkader Salhi, ne devrait pas faire long feu chez les Vert et Rouge.
Relégué au statut de remplaçant, et parfois écarté carrément de la liste des 18, le natif de Chlef vit mal cette situation. A ses proches, il a même affirmé qu’il comptait désormais changer d’air dès la fin de la saison en cours.
En d’autres termes, l’ex-portier de la JSK, qui a également joué pour l’ASO et le CRB, est en train de passer ses derniers jours au Doyen. Même s’il est encore lié au vieux club de la capitale pour une autre saison, celui à qui tout le monde avait prédit de reprendre le témoin de M’bolhi dans la cage de la sélection nationale, ne devrait pas trouver de peine pour obtenir sa lettre de libération. En effet, au Doyen, que l’on soit dirigeants ou supporters, tout le monde est unanime à juger décevant le passage de Salhi dans le club, d’où la disponibilité de la direction du club de ne pas le bloquer cet été.
Il est en fin de contrat
Belkheir doit baisser son salaire pour rester
Parmi les rares joueurs qui ont émergé du lot cette saison, on peut citer l’ailier Abdennour Belkheir. Ce dernier a réussi relativement à se racheter de la piètre saison qu’il a réalisée lors de l’exercice passé, soit sa première au MCA où il a effectué son retour après plusieurs années d’absence.
Cependant, comme le contrat de l’enfant d’Oran expire en fin d’exercice en cours, le joueur est déjà dans le flou. Aucun dirigeant ne l’a, d’ailleurs, approché pour lui proposer de prolonger son bail, ni vouloir connaître ses intentions dans ce registre. Cette situation laisse supposer que du côté de la direction mouloudéenne, on n’est pas très emballé à l’idée de prolonger Belkheir. Mais une source proche du président Brahmia a laissé entendre que ce dernier est prêt à maintenir son joueur, à condition que ce dernier revoie à la baisse son salaire.
Il impute à Sonatrach la responsabilité des échecs du Mouloudia
Bencheikh crie son désarroi
Il était surnommé le bourreau de la JSK. Ali Bencheikh, l’ancien ‘’chouchou’’ des supporters du Doyen, est revenu encore à la charge pour afficher toute sa déception vis-à-vis de la situation prévalant au sein de son club de toujours.
Bencheikh est revenu notamment sur le dernier match des Vert et Rouge à Tizi Ouzou, qui illustre, selon lui, la saison ratée encore de la formation phare de la capitale. «C’est une honte de voir le Mouloudia jouer de la sorte. Dans cette rencontre que l’on surnomme le clasico du football algérien, les joueurs du MCA ont rendu une copie très faible. Je peux même dire qu’ils n’ont pas hissé leur niveau à celui d’une équipe de quartier. Cela dit, je n’en veux pas aux joueurs, car la responsabilité incombe à ceux qui sont au centre de la décision. Je pointe du doigt carrément Sonatrach, puisque c’est cette entreprise qui détient les clés de notre club. Cette firme a encore une fois échoué dans la gestion du Mouloudia. Nous attendons à ce que ses responsables dérogent à la règle qu’ils ont eux-mêmes érigée il y a quelques années, en opérant de nouveaux changements au sein de la direction du club», a-t-il asséné. Pour ‘’Alilou’’ aussi, «tout le monde au MCA est convaincu aujourd’hui que le mal de leur club c’est ses dirigeants qui se succèdent à la tête de la barre administrative. Les supporters en ont marre de voir le même scénario se reproduire chaque saison. Ils veulent que leur club soit dirigé par des responsables qui l’aiment et non pas par des personnes désignées par Sonatrach qui n’éprouvent aucun amour pour les couleurs ni aucune connaissance dans le domaine footballistique». Et de conclure : «Au lieu de chercher à fêter le centenaire du club par des activités en natation et en athlétisme, comme l’ont fait récemment des responsables de Sonatrach, je leur conseille plutôt de construire un centre d’entraînement digne de ce nom au profit du club. Un centre comprenant au moins huit terrains et non pas deux, comme envisagé actuellement».
A. B.
