Lundi, 26 Juillet 2021 09:38
ESS
Les raisons d’une décadence
L’Aigle noir revient bredouille de Aïn-M’lila où il a cédé les points de la confrontation à l’ ASAM qui a renoué ainsi avec le succès. Acculés par le CR Belouizdad et la JS Saoura, les gars de la capitale des Hauts-plateaux s’essoufflent à quelques encablures de la ligne d’arrivée. Broyant du noir, les Ententistes ne répondent plus, éprouvent toutes les peines du monde à terminer l’exercice, au grand dam de leurs supporters dépités par la tournure des événements.
Intervenant à quelques jours de la fin du championnat, cette mauvaise passe fait mal l’ESS qui est en train de perdre des points et du terrain. Après cette énième défaite, l’Aigle noir dans l’incapacité à gagner un match hors de ses bases, cède le fauteuil du leader du CRB, difficile vainqueur du NC Magra. Ce n’est pas avec 5 points en 7 rencontres que les partenaires de Nemdil pourraient décrocher le titre. Le reste de la compétition ne plaide pas en faveur des Noir et Blanc devant croiser le fer avec l’ASO Chlef, la JS Kabylie, le WA Tlemcen hors de leurs bases et recevoir la JSM Skikda et l’US Biskra. Ce n’est donc pas évident de prendre le dessus sur les Chélifiens et Tlemcéniens qui luttent pour leur survie en Ligue 1. Concernée par une place sur le podium, la JS Kabylie reste un sacré client. Pour se dédouaner , il est facile de justifier cette traversée du désert par la guigne des blessures, les suspensions, et les erreurs d’arbitrages. L’échec est partagé. Le staff technique, qui a soumis un noyau de 12 à 13 joueurs à un rythme infernal, n’est pas exempt de tout reproche. Il n’a pas utilisé le turn-over à bon escient. Ereintés par la multiplication des rendez-vous à grands enjeux, des joueurs comme Bekakchi, Nemdil, Khedaïria, Debbari, Kendouci pour ne citer que ces éléments-là, ont payé cash leurs efforts dans un club dépourvu de moyens de récupération. Ces joueurs ne sont pas des robots et confirment qu’ils n’ont plus de jus. Les dirigeants, se chamaillant pour un oui ou un non, sont les principaux responsables du fléchissement du collectif n’ayant pas, faut-il le rappeler, bénéficier d’un renfort lors du mercato. Recruté au prix fort, le Ghanéen Lomotey constitue un véritable flop. Blessé, l’ex-latéral gauche de l’USMBA, Belebna, est payé pour ne rien faire. Pour une faute administrative, Ziti qui aurait pu rendre des services n’est pas qualifié. N’ayant plus 20 ans, Djabou n’a été d’aucune utilité pour son équipe . L’ESS risque de rater sa saison .
Un effectif limité
Ce serait un miracle si l’ESS parvient à décrocher le titre cette saison. Battus à Aïn Mlila face à l’ASAM (1-2), les Noir et Blanc ont la première place pour la première fois cette saison. Le CR Belouizdad est bien parti pour garder son titre surtout qu’il possède un match en moins et que l’équipe sétifienne peine depuis cinq matches où elle n’a pas réussi à gagner la moindre rencontre. Pour le coach El-Kouki, c’est un mauvais résultat même s’il y avait de la place pour faire mieux. Néanmoins, El-Kouki a affirmé que son équipe ne pouvait pas faire grand-chose, surtout qu’elle s’est présentée amoindrie avec l’absence de sept titulaires. Des piliers de l’équipe quoi, ce qui est trop. C’est pratiquement toute l’équipe qui a manqué à l’appel dans un match capital. «J’estime que c’est beaucoup. Et puis, il ne faut pas oublier que j’ai un banc de touche limité. Je n’ai pas beaucoup desolutions. Je n’ai pas trop de choix. On est en train de gérer cette dernière ligne droite de la compétition avec des joueurs de l’équipe réserve. C’est insuffisant pour obtenir des résultats positifs», a expliqué le coach El-Kouki, la méforme de son équipe. Le Tunisien a affirmé qu’il faudra se remobiliser et surtout essayer de renouer vite avec les victoires. «Nous devons gagner notre prochaine rencontre. Je peux vous assurer que nous croyons en nos chances et nous allons jouer le coup jusqu’au bout», a souligné le Tunisien.
Victime de propos racistes de la part du président de l’ASAM
El-Kouki : «Je n’oublierais pas ce que j’ai vécu à Aïn M’lila»
Le coach de l’ESS, Nabil El Kouki a affirmé qu’il n’est pas prêt d’oublier ce qu’il a vécu à Aïn M’lila, vendredi passé, et les propos racistes du dirigeant de l’équipe locale, l’ASAM, Chedad. «Je n’oublierais pas les propos racistes de Chedad à mon encontre qui a prononcé des mots que je ne pourrais répéter, car mon éducation ne me permet pas de le faire» a souligné El Kouki qui tient à dire qu’il est en Algérie depuis deux ans et qu’il n’a jamais senti une différence entre ce pays et son pays. Il dira qu’il ne tient pas rancune à tout le monde à Aïn M’lila mais que ce qu’a fait Chedad est loin d’être un cas isolé. La direction de l'ES Sétif a condamné dans un communiqué publié sur la page facebook officielle du club, le comportement du dirigeant de l’ASAM, Chaddad . Ainsi, les responsables de l’ESS se réservent le droit de poursuivre ce dernier pour de tels propos, surtout que cela est la première fois que leur entraîneur vit ce genre de mésaventure désagréable.
Affaire RCR - ESS
Le verdict du TAS attendu aujourd’hui
C’est ce lundi que le Tribunal Arbitral Sportif Algérien va rendre son verdict concernant l’affaire des réserves concernant le match RCR-ESS. Pour rappel, la rencontre qui s’est t soldée sur un score de parité (2-2) a vu les dirigeants sétifiens formuler des réserves sur la participation du milieu de terrain du Rapid, Koulkhir. Ce dernier avait participé au match, alors qu’il était suspendu. Des réserves fondées, mais que la Commission de Discipline de la LFP n’a pas pris en considération même si elle avait reconnu que le joueur était bel et bien suspendu le jour du match. La raison est qu’il y avait en parallèle des réserves du RCR sur les tests PCR de la délégation sétifienne dont une grande partie été périmée. C’est ce qui a couté au club d’être lourdement sanctionné avec en plus la ponction d’un point. Une sentence qui fut jugée injuste par la direction du club qui avait introduit un recours auprès de la Commission des Recours de la FAF qui avait pour sa part confirmé la décision de la CD de la LFP. Reste à savoir si l’ESS saisira le TAS de Lausanne dans le cas où le TAS algérien confirme les décisions des première instance ?
W. D.







