Lundi, 12 Juillet 2021 09:34
ESS - L’Aigle noir en perte de vitesse
El-Kouki en panne d’idées ?
Le leader du championnat de Ligue 1, l’ES Sétif, enregistre un petit coup de mou, ces derniers temps, ce qui a permis au CR Belouizdad de foncer sur lui.Les hommes de l’entraîneur Nabil El-Kouki enchaînent les contre-performances. Contrairement à la même période de la phase aller où les Noir et Blanc avaient récolté 24 points sur 33 possibles, dans cette deuxième partie de la saison, ils n’ont récolté que 19 unités.
En quatre rencontres, les Ententistes n’ont récolté que quatre points. Meilleure défense des mois durant, l’arrière-garde sétifienne a encaissé, en deux sorties, la bagatelle de six buts (trois contre le MCA et autant de buts à Médéa où le leader a laissé des plumes). Soulignons que la brutale chute au stade 5-Juillet où ils menaient par deux buts d’écart, a le moins que l’on puisse dire assommé l’Aigle noir, trouvant du mal à se relever et à dépasser ce passage à vide, intervenant à un moment crucial de l’exercice. La ligne d’attaque ne fait pas mieux. En quatre journées, les camarades de Ghacha n’ont pointé que quatre réalisations dont deux lors du cauchemardesque MCA - ESS. Cette mauvaise passe fait l’affaire du CR Belouizdad qui grappille des points et réduit l’écart. Concédé au 8-Mai 1945, le dernier partage des points avec son désormais principal concurrent, à savoir le champion sortant, cela accentue les difficultés des Ententistes, lesquels n’auront pas la tâche facile demain à Oran où le MCO compte non seulement épingler le leader, mais marquer des points et prendre option pour une place sur le podium. La traversée du désert de l’équipe ne touche pas uniquement les joueurs qui ne trouvent pas de solutions pour une sortie de crise de résultats. Elle impacte aussi le coach, El-Kouki, en panne d’idées et de solutions devant permettre à son onze de renouer avec le succès et de retrouver sa verve. Pour expliquer cette baisse de régime, El-Kouki trouve, à chaque sortie de route, un alibi. Si ce n’est pas la chaleur qui sévit actuellement en cette période, c’est la fatigue. Pour le technicien tunisien, les derniers déboires de son équipe sont la conséquence de la multiplication des rencontres et la rechute de certains cadres poursuivis par la guigne des blessures. Ne pouvant l’avouer, son discours ne passe plus. Le technicien doit impérativement trouver des solutions, surtout que le CRB est tout proche.
Les joueurs ont zappé la séance de samedi
Pourquoi ce timing pour la grève ?
Sans préavis, les joueurs de l’Entente de Sétif ont fait l’impasse sur la séance d’entraînement de samedi. Pour justifier leur acte, ils ont brandi la question de la prime de la victoire face au CSC et les salaires impayés. Intervenant après une contre-performance (nul face au CRB) et à la veille du déplacement d’Oran, le débrayage des joueurs qui avaient pourtant patienté de longs mois avant de recevoir une partie de leur argent, sous-entend beaucoup de choses. Déclenchée à un moment important de la saison, la grève n’a pas été du goût des supporters pour lesquels ce dérapage est un mauvais présage. Les joueurs n’ont pas caché leur mécontentement de ne pas avoir touché leur dû, mais aussi en raison de l’absence des dirigeants à la reprise des entraînements, ce qui démontre encore une fois qu’ils voulaient se dérober et n’avaient aucune intention de solutionner ce problème d’argent.
Serrar : «On nous accuse à tort»
Encore une fois, le président du conseil d’administration et porte-parole du club, Abdelhakim Serrar, a tenu une conférence de presse pour mettre les points sur les "i" et parler de nombreux sujets de l’actualité du club. Serrar a pointé un doigt accusateur vers les des personnes malintentionnées, selon lui, qui déversent leur venin sur les dirigeants dans certaines pages sur les réseaux sociaux. «Si l’équipe gagne, c’est les joueurs et l’entraîneur qui sont à féliciter et si elle perd, c’est la faute aux dirigeants», dira le responsable du club qui pense que ces derniers les accusent à tort d’être le mal du club, alors qu’ils font tout ce qui est en leur possible pour l’aider à se relever et renouer avec les titres, même avec les soucis financiers et les problèmes que vit la formation phare des Hauts Plateaux. Serrar dira que certains ne cherchent que des alibis pour enfoncer les dirigeants, alors que la logique voudrait que tout le monde mette du sien pour sortir le club de cette situation.
80 milliards le transfert de Ghacha
En fin de contrat, Houssam Ghacha, l'attaquant vedette de l’ESS, est sur le point d’opter pour la formation turque d’Antalyaspor, qui lui aurait proposé un bon contrat de trois ans. N’ayant pas voulu donner suite aux sollicitations des clubs algériens, Ghacha préfère donc partir à l’étranger. L’ancien joueur de l’USMB avait, en effet, tout conclu juste après la fin du match contre le CRB où il avait rendez-vous avec un manager qui lui a noué contact avec les responsables de sa future équipe. Libre de tout engagement, l’international de l’équipe nationale A’ aurait réussi un bon coup sur le plan financier. Le montant global du transfert (3 ans) avoisine les 80 milliards de centimes. Connaissant la situation financière de son club employeur, le joueur a préféré faire l’impasse sur 7 mois de salaire, l’équivalent de 1,750 milliard de centimes. Selon une source proche du club, la rencontre ESS - JSS serait la dernière pour l’enfant d’Ouled Djellal avec les Noir et Blanc. A signaler qu’en plus d’Antalyaspor, le FC Nantes était intéressé par les services de l’international des Verts.
W. D.







